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(hiro) way down we go

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Mars, 15. C'est un petit rien. Comme l'accro sur les mailles d'un pull, le pas de travers qui trahit l'équilibre. Il y a les rires qui s'élèvent et se mêlent et se font échos, secondes d'éternité où le bonheur semble voué à ne jamais péricliter—
Et l'instant fugace où tout se fracasse.

Mon tel meuuurt, il est où ton chargeur ? J'te le pique, j'ai oublié le mien. Hiro qui rechigne à la laisser s'extirper du fort de couettes qu'il a consenti à bâtir avec elle, qui la fait captive de ses bras et l'envoûte des baisers qu'il appose au creux de son cou. Sana qui cède plus qu'aisément, captive volontaire de son contact troublant. Puis leur temple éphémère qui s'effondre à moitié lorsqu'elle lui échappe sans crier gare, rappelée à l'ordre par l'ultime cri d'une batterie qu'elle ne peut se résoudre à laisser sombrer dans l'agonie. Je fais vite, elle certifie contre ses lèvres qu'elle peine à quitter même quelques secondes, à peine préoccupée par la série qui comble l'espace en fond sonore. T'embête pas à mettre pause pour moi non, j'ai arrêté de suivre depuis tellement longtemps, elle lance par-dessus son épaule en naviguant à travers la pénombre de l'appart et les carcasses de snacks semés tout autour d'eux. Muscle memory : le parcours est un jeu d'enfant, familier depuis un moment. Elle baigne quand même la pièce de lumière pour y dénicher plus aisément l'objet de sa quête, prête à peine attention aux draps restés en vrac à la surface du lit. C'est lorsqu'elle pivote sur ses talons que ça la frappe : les traces sur l'oreiller.

Hiro ?? Silence buté lorsqu'il lui répond ; Sana ne pipe mot jusqu'à ce qu'il la rejoigne, et le réceptionne de l'oreiller incriminant dans l'estomac aussitôt qu'il franchit la porte. Qu'est-ce que t'as foutu ? Mais elle n'est pas furieuse, Nana— elle est absolument hilare. Ne me sors surtout pas que c'est "pas ce que je crois", j'suis pas du tout inquiète idiot. Parce qu'elle s'attend à un récit anecdotique ; ne doute pas de lui un instant, en dépit du gloss féminin qui macule le tissu. Il y a quelque chose d'extraordinaire à pouvoir décliner la notion de confiance à l'infini, et elle le doit à l'honnêteté inégalable de son petit-ami.
Sans savoir qu'il sera sa perte.
C'est l'affaire de trois pas de la trotteuse sur son cadran :
Tiens, tu m'as jamais dit qui tu avais eu. Avant moi, je veux dire.
(Pandore ouvre la boîte d'une main joueuse, mais les secrets qu'elle contient ont des dents)
Et Nana, elle ne voit pas le mal à aborder le thème des sentiments éprouvés par le passé. Hiro est son avenir, quel mal à un brin de curiosité ?
(Cette même curiosité qui, selon l'expression, tua le chat)

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Lun 2 Avr - 18:46

WAY DOWN WE GO

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Sana, elle a des lèvres vermeilles, des seins au goût de miel, des yeux comme deux flaques de mazout et un sourire pour lequel il donnerait tout, des jambes interminables qui accrochent son regard et un je ne sais trop quoi dans le timbre de sa voix qui embrouille l'esprit. Elle envahit son quotidien et virevolte dans ses pensés, tendre obsession qui éveil la corde sensible de sa possessivité. Il suffit de son dos nu pour changer l'atmosphère d'une pièce, il ne suffit que d'un sourire pour renverser ses émotions toutes entières, après six mois, Sana est une muse sortit de son imaginaire pour soumettre ses sens à la tentation divine. Elle palabre et met de la lumière dans son quotidien aux teintes trop ternes, lui fait découvrir quelque chose de nouveau, quelque chose de beau, où il n'y a plus à paraitre des pieds à la tête mais à simplement être aimé en étant sois même.

Alors pour Hiro, c'est spécial. Pour lui, que la pièce soit bondée ou déserte, qu'il s'y déroule un meurtre ou un accouchement, dès qu'il y a Sana et ses mots tendre, elle reste la plus belle femme du monde et l'excédant - le restant,  s'effondre sous la douceur de ses yeux. Tout s'écroule sitôt sa présence entre dans son sillage et, petit à petit, la force de lui refuser ce qu'elle réclame devient de plus en plus difficile alors il faut se rendre à l'évidence, reconnaitre la force de son aliénation, l'inévitable de ses dérélictions.
Si Sana est devenu la lumière de son monde, Levi en est son point d'ancrage.
Un je t'aime volé qu'il n'a jamais put retrouver.

— Sur le lit. T'as vraiment besoin de ton téléphone?

Et Hiro, il savait que ça ne pouvait pas être éternel, qu'adviendrait un jour où il finirait par jeter l'ombre sur le soleil - un énième fléau où on attend la vague, où on surnage en se laissant porter par les flots.  Sinon, elle n'aurait pas prit la peine d'attendre, de chercher à cueillir ce qu'il taisait tout le temps, ces "je t'aime" qu'elle désirait tant. Qu'il ne se passe pas une foutu seconde dans son esprit sans qu'il ne souhaite les lui hurler, que chaque nano-seconde sa conscience lui arrache son souffle pour pouvoir l'en empêcher. Comment pourrait-il lui dire alors qu'il ne pourrait vivre sans la présence de Levi? Sans cette chaleur qu'il éveillait là, juste au creux de la poitrine, sans ces vaines certitudes, assurance d'une affection dissolu qui l'avait soutenu pendant six ans, qui le ferait encore pendant cent. Et, dans les remous à regarder s'écouler le flot de bulles orphelines, il suit du regard cette silhouette qu'il n'a fini que trop bien par connaître et cette envie qui cogne trop fort contre ses tempes. De tout dire et de rien dire. De faire du mal et de protéger, de pas trahir ses propres principes, jamais. Il se relevait alors que sa réponse demeurait sans appel, regagnant la belle dans la chambre en réceptionnant l'oreiller tâché de maquillage, celui qu'il n'avait pas prit la peine de changer parce qu'il avait dormit chez elle quasiment tous les soirs de la semaine.

— Une cliente que j'ai monté ici, elle faisait n'importe quoi et ne voulait pas me donner son adresse pour le taxi.

Oh, il ne doutait pas de sa confiance Hiro. Parce qu'il lui avait toujours tout dit, ou presque. Il lui avait offert toutes les facettes de sa sincérité, les aspects les plus durs de son honnêteté. Alors qu'aurait-il put faire lorsque la question fatidique lui était posée? Celle qui à présent, l'empêchait de reculer. Il s'était tant de fois imaginer ce jour où il lui avouerait, ce moment honnie où leur équilibre précaire casserait.  

— Y'a quelqu'un que j'ai aimé, pendant longtemps.

Quelqu'un pour qui il aurait tout balancer, quelqu'un pour qui il avait redessiner les contours de sa sexualité malgré toutes les complications que ça impliquerait. Quelqu'un à qui il avait dit je t'aime des années plus tard. Quelqu'un qui l'aimait, mais ne l'aimerait jamais comme ça. Quelqu'un qui, pire que tout, n'était pas Sana.

— C'était Levi.

Il relança le coussin sur le lit, dardant son regard sur son visage dans l'attente d'une réaction de sa part. Parce qu'aimer Hiro, il ne l'avait jamais avoué. En sa présence, il s'y était toujours refusé.
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Lun 2 Avr - 20:32

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Mars, 15. Réponse banale— simple cliente, les pièces du puzzle se placent d'elles-mêmes avec aisance. Mais il y a quelque chose qui rugit au creux de la poitrine de Nana, quelque chose de possessif et d'outrageusement satisfait, la certitude d'être la seule à compter et de le vouloir pour longtemps encore
(pour l'éternité)

How convenient, elle lève les yeux au ciel, J'espère pour elle qu'elle ne se faisait pas d'idées. Elle le ronronne tel un chat comblé, embraye sur une interrogation qui semble innocente,
mais qui sonne le glas d'un aveu auquel elle ne s'attendait pas.

Y'a son sourire qui vacille mais qui tient bon, le pli qui se dessine entre ses sourcils incertains, les paupières qui papillonnent, le choc qui se distille dans les veines tel un poison. Pardon ? Elle s'esclaffe un peu, pour l'illusion, pour s'assurer en silence que sans doute aucun, c'est un malentendu. Ou du moins elle tente— mais c'est éphémère comme le souffle qu'on expie brutalement après avoir été cueilli par un coup de poing. Attends— j'ai dû mal comprendre. "Levi" quoi ? Ça n'a pas de sens ; ou son esprit soudain fiévreux du sang qui bout dans ses artères refuse d'assimiler les mots, de les assembler, de les valider.

Il y a tant à encaisser
Trop
Il n'a jamais dit je t'aime, Hiro
Et elle était si certaine qu'il n'était pas de ces gens-là
de ceux qui portent leurs sentiments tatoués sur les lèvres, étendard de vérité que rien ne saurait les empêcher d'exprimer
(elle avait espéré ; sinon, comment expliquer qu'il ne le lui ait jamais à elle ?)
Je— je comprends pas, elle avoue, prise de court (bouleversée ? non. confuse ? un peu de ça et de trop d'autres chose, brouillamini d'émotions qu'elle ne saurait nommer. ça pulse juste dans le myocarde de la plus désagréable façon, ça noue le ventre, la gorge, ça fait des bleus au cœur)
Tu aimais Levi ? Notre Levi ? Celui qui nous a présentés ?
C'est sûrement... un rien du tout. Une plaisanterie de mauvais goût.

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Lun 2 Avr - 22:35

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Hiro avait envie de s'excuser et de se rapprocher d'elle - mais pas encore, non, pas encore. Il fallait être prudent, ne pas écraser son coeur de ses pas de géant, mais l'enfant n'était pas doué pour ça, il ne l'avait jamais été. Il était esclave de ses vérités trop crues, soldat de ces propos dissolus. Mais si l'esprit était convaincu, le corps lui, était déraisonnable. Le corps lui, était animal; et le regard éperdue de Sana, ces grands yeux sombres qui avaient tant de fois tentés de le frapper de toute la force de leur intensité, semblaient le supplier de tout renier. Alors il retint les mots qui se bousculaient contre ses lèvres et leurs dureté,  et la rejoint en quelques enjambés pour poser sa main sur sa joue. Il scrutait son expression, espérant y trouver une trace de rêve matérialisée qu'elle trimballait toujours au coin  des lèvres, un reste de cette tendresse qu'il avait toujours suscité, une preuve que la prédiction de Suji ne se réaliserait pas, jamais. Qu'il avait pas ce pouvoir là sur Sana Hiro. Celui de la détruire, de réduire son monde en foutue tas de cendre. Mais elle avait eut raison Suji: il était un roi, une majesté. Le roi du ridicule, de l’imaginaire, et du pathétique. Cette pensée lui glaça le cœur tandis que, doucement, il la poussait à s'asseoir avec lui sur les draps, refermant ses doigts surs le siens, un geste qu'il avait toujours eut pour la consoler lorsque les autres la blessaient, lorsque quelqu'un la trahissait - porter les deux casquettes étaient absurdes, il s'y efforçait pourtant, Hiro, il essayait.

— Oui, notre Levi.

Et son coeur rigole soudainement, de ce rire noir et dégueulasse que l'ironie de la situation avait fait sien, lorsqu'il est devenu ce qu'il était. Ce mec un peu trop bancal, pas assez stable. Personne n’a jamais entendu ce rire grinçant, dédaigneux, ce rire qui ne résonne qu’un peu avant l’arrivée de la souffrance. Lorsque le monde est bouleversé,  lorsque la vie vous fait un pied de nez. Parce qu'Hiro, il s'était embourbé dans l'inexplicable. Parce qu'Hiro, il avait une nana formidable. Le genre de nana qui se serrait contre vous le matin et vous enveloppait de tout ce que vous n'aviez jamais pensé mériter. Une nana avec de la magie jusqu'au bout des doigts. Une nana qui apaisait tout, des entailles qui vous irritaient les paumes jusqu'aux colères silencieuses qui explosaient sous le grain de peau. Et vous lui décrocheriez la lune si elle vous le demandait, quitte à s'en écorcher les phalanges, quitte à vous effondrer sur l'asphalte, qu'importe dans le fond, parce que cette fille là avec ses miracles et ses coups de gueules, méritaient au moins ça.

Mais avec Levi, c'était différent. Ils étaient deux moitié d'une même unité. De part l'espoir qu'il avait sut faire naitre de nul part, de part l'amour qu'il éprouvait pour lui, tant de choses intangible qu'on ne pouvait ni voir ni sentir mais qu'il savait être là, à chaque instant, à chaque seconde.  Il est l'ancre qui le rattache à son hémisphère, chaine tendu qui l'accrochait encore au réel, qui incessamment lui faisait reposer les pieds sur terre. Comment il ferait Hiro sans Levi? Comment ferait il pour se souvenir que si la vie est moche parfois, elle est toujours belle lorsque ce petit con demeure dans son paysage. Levi, il avait besoin de lui comme il avait besoin d'oxygène. Il avait besoin de ses sarcasmes et de ses sourires retenus, il avait besoin de ce regard qui s'animait pour les choses les plus incongrus et dédaignait ce que la plupart des types de son âge considéraient comme dû. Il n'était pas facile Levi, il était même bourrés de défauts, des petits et des gros comme seule pouvait l'être un bourgeois de son genre. Mais à ses yeux Levi, il était comme il aurait toujours dû l'être. Il ne l'aurait changé pour rien au monde son abruti. Mais il n'était pas question d'eux, mais de Sana. Parce que Sana elle s'éloignait déjà.

— Ca date du lycée et je peux pas vraiment l'expliquer. C'était... c'était juste comme ça.

Il grimace un sourire en ébouriffant les boucles brunes qui s'entortillent dans le creux de sa nuque, secouant doucement sa tête en baissant un instant les yeux sur ses genoux. Hiro, il avait sans doute toujours été un grand rêveur, depuis le jour où il avait voulut s'envoler dans les étoiles jusqu'à celui où il avait prit l'habitude de trainer sur les toits. Il préférait encore voir le beau Hiro, il avait préféré croire que Sana, il l'aimerait comme il faut. Mais parfois la vie, elle vous frappe sans crie gare. Elle vous rappel que votre sexualité est controversé, sujette à discrétion, mal acceptée. Que les gens comme vous, les gamins de cités, ont un succès éphémère, une implosion d'un instant qui retourne dans l'obscurité. Que vous êtes un peu con, pas vraiment doué, qu'au delà des additions, ça devient trop compliqué,  alors vous avez un représentant qui rédigera tout ce que vous direz. Et surtout que vous aimez mal, trop ou pas assez, mais jamais la bonne personne, jamais la bonne moitié. Que vous faites pleurez les personnes que vous vouliez protéger, triste fatalité qu'on se refuse pourtant à accepter, fierté mal placé ou pathétique regain de remords trop souvent étouffés.

— Mais y'a jamais rien eut de plus que ça, un amour à sens unique et puis basta.

Simple constat qu'il ne cherche pas à détaillé, souvenir désagréable d'une période difficile qu'il ne parviendra jamais à effacer. Et Hiro, il relève les yeux vers elle, conscient qu'elle attendait sans doute autre chose, d'être pleinement rassurée, de le voir affirmer que toutes ces choses là, ses sentiments pour Levi, son amour d'adolescent, était depuis longtemps oublié à défaut de n'avoir jamais exister. Mais il s'abstient le gamin, il laisse planer le silence, lui laissant la liberté d'en demander encore ou converser le confort de son ignorance. Parce que si elle demandait Sana, Hiro lui répondrait et Sana, elle s'y blesserait.
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Mars, 15. Ses mains enclavées entre celles de Hiro vivent l’agonie d’oiseaux en cage, là où le toucher rassurant l’émerveillait encore à l’instant. Parce qu’il jette sa propre ombre sur leur lumière, annihile leur équilibre comme une éclipse engloutit les rayons. Tapisse sa vie de paillettes de bonheur, puis les souffle d’une bourrasque indomptable qui déforme l’écho de leurs rires, leurs souvenirs.

Elle songe à Levi, omniprésent
De l’instant des présentations, piqué de sourires rassurants et de complicité, à leurs réminiscences de couple, criblées de mentions de lui.
Levi, constamment en marge, non en rature mais en note qui rassure. Ancré juste là, dans ses pensées à elle, soutien incommensurable, ami-repère. Et profondément tatoué dans ses yeux à lui, à même le coeur aussi,
érigé en rival quoi qu’elle l’apprenne à retardement.

Présent, passé, qu’importe. Levi est de ces constantes contre lesquelles elle ne se sent pas l’étoffe de l’emporter. Parce qu’elle tient à lui au-delà des mots et qu’Hiro, elle attend encore de l’entendre confesser à son égard à elle une passion aussi forte que celle, assumée et pérenne, qu’il avoue avoir éprouvée pour Levi.
Il y a quelque chose de tragique, dans le fait de craindre de se retrouver au tapis après avoir lutté ; de courir le risque de se découvrir terrassée par un adversaire qui n’a pas même tenté. Puisqu’il ajoute : C'était... c'était juste comme ça. // un amour à sens unique et puis basta.
Well, visiblement pas. Puisque Levi, il laisse sur son sillage une trace indélébile, et qu’aucun autre nom ne s’ajoute à sa suite, ni ne s’inscrit avant lui. Il n’est pas rien, Levi, il est t o u t.
Le rien c’est elle, c’est eux deux, amants en naufrage, à hisser très haut la voile d’un navire dont la cale prend déjà l’eau.
Les secondes s’égrainent et ses lèvres restent scellées, mais Hiro ne semble toujours pas songer à déclarer l’aimer.

Et dans la tempête d’incertitudes qui la ballote, se dessine le doute comme un monstre menaçant. Calé sous ses paupières pour la glacer à chaque inspiration, distillé dans ses veines comme un poison. Il est son pire ennemi, vraiment ; lui qui la consume inévitablement. Or quand il l'étreint, Nana, elle prostitue l’amour comme d’autres offrent leur corps : en claquant les wons salement sur des airs d’angoisse, avec aux lèvres des mots tendres que fausse l’accent du désespoir latent. Le doute, c’est sa kryptonite, ennemie de la sacro-sainte confiance supposée cimenter toute relation, némésis de la cohésion qu’ils avaient tissée avec le temps.

Soit.
L’attente s’étire en tourmente, l’âme à l’agonie elle piétine les espoirs. Les mots espérés ne seront visiblement pas pour ce soir.

Sur sa langue, une âcreté biliaire tandis qu’elle force un brouillon de sourire. Mais ses cils restent brodés d’une compassion tangible et : Ça a dû faire si mal, elle exhale au terme d’une profonde inspiration. Poumons gonflés de cendre. Oh, ça fait mal. Et pourtant elle veut penser à lui, lui qui confesse des sentiments bafoués quitte à broyer les siens du pied, dans la foulée. Et du bout des doigts, Sana effleure ses phalanges crispées en une ébauche de réconfort, volonté d’apaisement. Les amours indésirables, elle sait ce que c’est. Je suis là, maintenant, elle offre, s’offre pleinement, de corps de coeur et d’âme quoi qu’elle ne sache plus vraiment, à présent, s’il lui en accorde autant.

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Ven 6 Avr - 3:22

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C'est la nuit, la nuit qui engloutit, qui recouvre les building, qui avale les ombres, qui annihile l'agitation de la journée. La lumière, les couleurs, la clarté des cieux. Et c'est Hiro qui rentre. Hiro qui slalome dans le désordre pendant que la pénombre tombe. Dans cette nuit qui engloutit, qui avale et qui annihile. Hiro avec le crâne qui hurle. Avec sa migraine violente et sauvage. Hiro qui serre les dents face aux boucans de la ville qui s'endort puis s'anime, ambiance décadente de la vie nocturne. Et qui s'écroule sur le canapé une fois rentré, déjà trop usé. Le corps abîmé par l'entrainement trop violent, par les bousculades des coéquipiers, les heures à courir et à soulever des poids, en espérant devenir une machine qu'il n'était pas. Et par la vie qui laisse des ecchymoses, des bleus sur le coeur et des maux en proses. Et ça cognait fort sous ses paupières, Hiro, il s'en serait presque arraché les globes oculaires pour les faire taire. Ces cris sourds de l'âme qu'on s'interdit à extérioriser, cette épuisement des sens qu'on se doit de réprimer.

Parce que ce soir Hiro, il devait voir Sana.
Et Sana, c'était cette fille dont il renversait le coeur à chaque silence, à chaque espérance qu'il essuyait de la pudeur de son ignorance. Sana qui chuchotait au téléphone comme une gamine vous confirait ses plus précieux secrets. Sana dont les yeux grands ouverts le détaillait comme personne ne le regarderait jamais. Comme si elle avait la chance de l'avoir dans son existence et non l'inverse. Comme s'il était précieux alors qu'elle aurait mieux fait de le jeter par terre. Parce que Hiro, il la brisait. Parce que Hiro, il se dégoutait.

— Je sais pas pour le dîner. J'ai pris chinois.

Mais y'a Sana qui râle. Sana qui lui rappel qu'elle lui avait dit  elle ne sait combien de fois de passer prendre du jap'. Et y'a Hiro qui est censé s'en foutre, comme d'habitude. De s'excuser d'avoir oublier, de pas avoir écouter. Parce que y'a le coach qui est sur le dos tout le monde et son travail au bar. Parce qu'entre eux c'est difficile parfois, c'est plus comme avant. Une broutille prend désormais la plus ridicule des proportions. Et que y'a personne qui lui a apprit à ce gamin, comment on fait pour être grand, pour être un homme responsable, qui ne pète pas les plombs quand rien ne va, qui ne hurle pas lorsque tout s'écroule autour de sois. Hiro, il a juste eut des gens qui se sont tirés quand ça devenait compliqué, des gens qui ont abandonnés avant même d'avoir véritablement commencé. Et peut être bien qu'il y avait rien de bon à en tirer, des gamins comme lui, ceux qui essayait de se construire sans réellement savoir à quoi se retenir. Ceux qui espérait s'affranchir sans savoir ce qui les réduisait en esclavage. Hiro qui aimait Sana mais pas assez tout à la fois.

— Merde Sana, si t'es pas contente pour la bouffe c'est la même fallait la prendre toi même.

Et ça aussi ça lui donne envie de reculer,  de pas trop merder, de se taire avant de tout regretter. Parce qu'elle lui manquait Sana, sa Sana. Celle qui le regardait avec le soleil dans les yeux et la mer aux bords des lèvres. Celle qui lui narrait ses espoirs et ses rêves, pouvait rire de l'éventualité de son péché d'adultère. Elle lui manquait, cette amie sans filtre, cette confiance fragile qu'ils avaient construits. Cette confiance aveugle qu'il avait détruit. Leur relation lui manquait, leurs naturels lui manquait. Il aurait voulut l'avoir retenu. Avoir mentit pour une étreinte sans amertume, pour un baiser sans retenu. Il aurait voulut ses mains posés sur sa nuque, loin, si loin de cette distance maladroite qui se distillait à chacune de leur rencontre, à chacun de leur manquement. Mais la fin parfois, c'était un démantèlement douloureux. Une réalisation insidieuse, la preuve que rien, non rien ne serait plus comme avant. Parce qu'il y avait des choses qu'ils ne pouvaient plus ignorer à présent.
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Mars, 28. Ça se craquèle dans tous les sens,
fissures subtiles que chaque heure creuse un peu plus, que chaque regard fuyant allonge à l'infini.
Il y a tout qui fuit, tout qui leur échappe. Les émotions qui débordent des failles et l'engouement des premiers jours, des premiers mois, qui se disperse et se perd ; bulles de champagne pétillant un temps jusqu'à s'évanouir à la surface, éphémères brisés sur les rouages du temps.
Et il y a Nana qui, de ses paumes maladroites, colmate, prétend ne pas (sa)voir que ça lui coule entre les doigts, à présent que les doutes font loi.
Et il y a Hiro crevé, cassé. Par les cours sans doute, la pression, mais aussi par ses attentions— elle suppose. Ose s'avouer, du moins, lorsqu'elle se tord les phalanges en voyant s'assombrir ses prunelles à chaque fois qu'il contemple un énième cadeau qu'elle lui a voué.

Subtile, la première offrande ; mais flagrante, la dixième posée sur l'autel de leurs échecs. Elles se veulent apaisantes, s'avèrent seulement pesantes,  
Ça, c'est eux deux, en items, couple fauché sans crier gare, plomb dans l'aile
et c'est ça qui se fracasse : tout ce qu'ils sont ensemble, peu importe la façon dont il faut le comprendre
(elle ne sait plus trop, Nana. Les aurait définis comme beau quelques semaines plus tôt, mais tout rime désormais cruellement avec faux).

voice message from: mine
to: bae

Je finis tard ce soir, on se voit quand même?
(...)
t'embête pas à cuisiner mon cœur, t'as l'air tellement crevé ces jours-ci, t'es sûr que ça va?
(...)
on n'aura qu'à commander quelque chose, jap ou chinois, t'as envie de quoi?
Ça sonne tendre, mais le terrain sur lequel ils évoluent est, lui, de plus en plus miné. C’est partout à travers leurs aveux troublés et leurs silences chargés, le calme fatigué de Hiro et la douceur passive-agressive de Nana.

Et c’est là, crypté entre eux, quand il rentre après elle finalement, et qu’elle passe la tête à travers l’entrebâillement pour l’accueillir d’un sourire qui n’atteint pas ses yeux. Désolée pour le désordre, j’allais ranger, elle assure avec une moue navrée. J’ai fini plus tôt finalement, on a choisi de… procrastiner. Rien de tel que les nuits blanches et la deadline imminente pour booster un projet anyway. Projet d’équipe bâclé pour l’heure, mais sur lequel son perfectionnisme lui fera verser des larmes de sang à une autre occasion. J’aurais pu commander finalement, mais batterie morte et le temps que j’arrive j’ai supposé que tu l’avais fait. Ce n’est pas une nouveauté, l’agonie de son téléphone et sa manie de toujours la lâcher aux trois quarts de la journée. Tu as pris comme on a dit ? Et lorsqu’il dit chinois, Nana reste silencieuse un instant, avant de lâcher : Ok.
Parce qu’il a opté pour le mauvais choix— forcément. Une part d’elle suppose qu’elle réagit injustement ; elle tente de tempérer mais déjà, la frustration se distille dans ses veines, si irrationnelle soit-elle. J’aurais préféré japonais. Sinon je ne l’aurais pas proposé en premier. Mais ok. Deux petites lettres cassantes qui s’invitent entre eux de plus en plus souvent, comme du sel sur les plaies. Mais ce soir, il rétorque d’un Merde Sana, si t'es pas contente pour la bouffe c'est la même fallait la prendre toi même, et elle serre les dents. J’aurais pu. Mais je viens de te dire que c’était trop juste pour te prévenir à temps. Tant pis j’aurais dû me douter que tu ferais le mauvais choix de toute façon. Porte qui claque derrière elle, barrière coupant court à la conversation. Elle se réfugie sous la douche, pour rincer ses cheveux tout juste lavés, encore gorgés de shampoing.
Espère qu’il la rejoindra néanmoins— la porte n’est pas verrouillée.
Il ne vient pas.

Lorsqu’elle émerge, noyée dans un t-shirt ample qu’elle lui a piqué, il est assoupi sur le canapé, bras posé sur ses yeux barrant à moitié ses traits détendus. Elle s’assoit à ses côtés, en équilibre sur un bout de futon ; dessine du bout de l’index l’arête de son nez, le contour de sa bouche, caresse sa pommette du dos d’un doigt avant d’enfouir ses phalanges dans ses mèches folles. Il cligne des yeux, met un instant à se recentrer, et elle l’embrasse du bout des lèvres. Attendrie. Tu t’es douché directement aux vestiaires ? J’aurais dû te rejoindre là-bas au lieu de venir directement… Pointe de nostalgie. Au tout début, ils le faisaient souvent : instants de réconfort au terme d’une victoire, ou d’un entraînement ou match éreintant (jet brûlant, ses mains sur son corps, son souffle dans son cou).

Quelqu’un frappe et elle se redresse, sourire crispé. Le livreur, elle suppose, bouge pas. Mais de l’autre côté de la porte ne se trouve rien d’autre qu’un duo un peu éméché, ayant opté pour la mauvaise entrée. Ça va aller ? Sana demande, un peu inquiète lorsque l’un d’eux titube et entraîne l’autre dans sa chute ; il est à peine l’heure des pre-games, elle n’imagine même pas l’était dans lequel ils finiront la soirée. Ça la fait rire, et d’un geste elle leur souhaite de bien s’amuser.

Tu as commandé quand ? On a le temps de s’autodigérer, au train où ils vont. C’est léger, mais le reproche est clairement imminent et, forcément : Tu vois, c’était pas contre toi. Je disais juste jap parce que le resto de l’autre fois était meilleur et que leur timing de livraison est imbattable. Je te l’ai dit cent fois. C’est « pas contre lui », mais quand même… un peu, oui.

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Dim 8 Avr - 15:42

WAY DOWN WE GO

YOUR WORDS ARE SHAKING ME, GIVING ME WHIPLASH
WE'RE ON A TRAMPOLINE AND SOON WE'RE GONNA CRASH
Et si, ce soir, c'était différent. Parce qu'en vérité, tout semblait différent. Lui, avec sa tête en vrac et ses mots qui pèchent, qui grondent, roulent sur la langue avec violence.  Lui, qui croise ses bras sur son visage dans l'espoir vain de l'oublier. Sana, Sana, qui veut pas se taire.  Qui ne veut pas en finir avec son caprice, qui a milles choses à lui reprocher mais qui n'ose pas mettre les mots dessus. Alors elle cherche ailleurs, elle relève tous les petits détails qui ne vont pas chez lui, ces imperfections du quotidien sur lesquels on fermait les yeux auparavant. Pour une cuillère abandonné dans l'évier, la bouteille de shampoing qu'il referme jamais, les poils de son chien qui trainent parfois sur l'oreiller, lorsqu'il n'a pas le coeur de le chasser, ou une foutu bouteille de jus acheter au supermarché, mais pas sa préféré. Parce qu'Hiro, en ce moment, il fera toujours le mauvais choix de toute façon.

— Tu finirais jamais ton devoir si tu te mettais à courir à droite et  à gauche pour me rejoindre dans les vestiaires à la fin de mes entrainements.

Et il sourit à ce souvenir, à leurs jours heureux où il ne doutait de rien le gamin, pas même de lui même. A ces instants perdus, à ces moments aussi vif que ivres où le quotidien tournait autour de Sana et lui, des excès sans pudeur, à s'embrasser et se toucher sans se soucier des quelques quidams qui pourraient les surprendre mais certainement pas l'arrêter. Parce qu'il y avait quelque chose chez Sana qui semblait toujours l'appeler, un petit rien qui l'appelait à corps et à cris, pour des heures passés au téléphone, une main blottit dans la sienne, une étreinte, un baiser, une caresse, le reflet de leurs tendresses.

Des millions de scénarios se présentent lorsqu'il y pense soudainement, parce qu’on peut toujours recommencer, on peut sauver les meubles même si la maison brûle, on peut s’aimer une fois de plus, parce qu’au fond il faut y croire et il faut croire qu’il y croit encore. Il bat des paupières. Parfois il lui semblerait qu’il n’a fait que cela, que battre des paupières ce soir là, sourire tout au plus, et qu’en rouvrant les yeux il s’est retrouvée ici, dans son salon, entre le moment et l’éternel, et il ne sait même pas comment. Comment on en est arrivé là.

A se retrouver aspiré dans ce tourbillon amertume, à se dire que dans le fond, c'est un problème insoluble. Il y a trop entre eux pour continuer à s'appartenir, et il n'y a pas assez pour que leur couple puisse éternellement tenir s'il ne décidait pas à lâcher ce qu'elle désirait tant qu'il lui dise. Il n'y a pas de bon choix, entre se taire et être honnête; ils s'étaient forgés de leurs confiances et de leurs passions; ils s'étaient bâtit sur quelque chose d'aussi fort que fragile, un pari jeté à la gueule de la vie en espérant que lui Hiro pourrait guérir. Mais on ne pouvait soigner une maladie imaginaire, ni récupérer ce qui ne lui appartenait plus. Son coeur, il l'avait abandonné aux pieds de Levi des années auparavant, qu'il ait marché dessus sans s'en rendre compte n'avait aucune importance. Sana, qu'elle reste ce soir, parte lendemain, revienne ou l'étrangle de ses propres mains, n'y changerait rien. Alors quand cette certitude le submerge, la digue cède,  et il la laisse lui reprocher ce qu'elle pourrait souhaiter, parce que sa douleur, il la connait. Alors oui Hiro, il se redresse, se tourne vers elle, secoue la tête à mi chemin entre l'agacement et la compréhension, le déni et la résignation.

— Le problème Sana, c'est pas le jap ou le chinois. Le problème Sana, c'est moi.

Lui et ses mauvais choix, lui et son amour qui ne venait pas. Lui qui ne pouvait pas lui être émotionnellement exclusif, lui qui la trompait d'esprit si ce n'est de corps, même inconsciemment. Mais il ne pouvait pas continuer comme ça Hiro, à se voir reprocher chaque petites choses qui ponctuaient leur vie à deux, parce que plus que le poids de sa culpabilité, la demoiselle finirait par le rendre totalement cinglé.

— Le problème, c'est que je suis un échec. Que t'as un truc à me dire depuis des jours et que t'ose pas le faire. Alors crache le morceau une bonne fois pour toute parce que...

Parce que ça faisait quand même mal, de voir qu'il passait son temps à la décevoir, même quand il essayait de bien faire. Même quand il voulait lui faire plaisir, et qu'il arrivait juste plus à suivre. A devenir le petit ami qu'il lui faudrait.

— Putain.

Il se passe une main sur le visage et attrape son téléphone abandonner sur la table basse pour appeler le restaurant, cherchant à savoir où pouvait bien en être le livreur. A s'efforcer de ne pas réaliser, qu'autour d'eux, tout s'effondrait, morceau par morceau, accroc par accroc.
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Sam 21 Avr - 18:40

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ft. Nam Hiro #2
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we're on a trampoline and soon we're gonna crash
Mars, 28. Le problème Sana, c'est pas le jap ou le chinois. Le problème Sana, c'est moi. Vérité annonciatrice d'orage assénée sans ambages ;
et elle ne peut soutenir son regard. Parce qu'il lui semble entendre en litanie assassine l'écho de ses mots et pire encore : celui de ses silences. Chacun d'eux éveille et nourrit la même peine, tracas intrinsèquement liés. Le problème, c'est que je suis un échec. Que t'as un truc à me dire depuis des jours et que t'ose pas le faire. Alors crache le morceau une bonne fois pour toute parce que... Parce que quoi ? elle proteste, cœur battant— alarmée (paniquée). Abolit finalement en deux pas la distance qui les sépare, bien que le gouffre qui les désunit demeure béant, menaçant. C'est juste une passe difficile, mais ça ne change rien au fait que je t'— et les mots de mourir sur ses lèvres tandis qu'elle s'enveloppe de ses propres bras pour se couper de lui. Geste involontaire, mais parlant : c'est pesant, de se livrer pleinement tout en sachant pertinemment que la réciproque renvoie, systématiquement, à un message d'erreur. Parce que Hiro conjugue le verbe aimer au passé, et que Levi en est apparemment l'unique sujet.
À moins qu'à sans cesse ligne entre les lignes, elle ne s'embrouille elle-même.
Peut-être. Que pour Hiro aimer est une évidence qui ne nécessite pas d'être exprimée. Qu'elle dramatise, troublée de l'avoir entendu en mentionner un autre. Qu'il suffirait de demander pour être tout simplement rassurée. Peut-être. Mais elle craint si fort de quémander au risque de se heurter à une cruelle déception. Elle tourne en rond.
Détourne pas le sujet, j'en reviens pas que t'essayes de me faire culpabiliser pour ça. Y'a pas de message caché ou quoi, j'ai seulement dit qu'on aurait mieux fait de commander ailleurs. Et non j'ai rien d'autre à dire que ça. Pure mauvaise foi. À l'autre bout du fil, quelqu'un décroche, et tandis que Hiro se charge de réponse, Sana s'occupe les mains à récupérer ce qui traîne par-ci par-là, ébauche de rangement seulement vouée à occuper ses nerfs crispés. Qu'est-ce qu'ils ont dit ? elle questionne plus calmement lorsqu'il raccroche, arque un sourcil sceptique lorsqu'il lui annonce que le livreur "devrait arriver sous peu".
Silence à couper au couteau, elle s'attelle à sortir ses devoirs et travaille en musique, écouteurs vissés aux oreilles, message clair.
(Peur de l'entendre glisser à nouveau sur ce terrain piégeur : cette manie d'aborder cash les sujets fâcheux)
(Elle craint les conséquences, Sana ; craint de le perdre pour de bon, tellement)

Il est presque 2h lorsque la commande arrive enfin, et elle le laisse s'en charger tout compte fait — migre dans la chambre pour ranger son ordi. S'étonne de le voir l'y rejoindre. On mange ici ? Turns out que oui, et que ça devient presque cosy, comme ils se calent l'un contre l'autre, mais qu'elle n'a étrangement plus d'appétit. Pour s'occuper les mains, elle sort son téléphone, tourne l'instant en cliché idéal pour instagram. Ce serait parfait si l'ambiance était aussi agréable sur place qu'à travers l'écran, au lieu de quoi elle se retrouve à serrer les dents. J'vais juste... rentrer, elle énonce gorge serrée. J'ai plus faim et j'ai envie de commencer ce projet tout compte fait. l'inspi de minuit ne serait pas une première, mais sa mine déconfite dénonce la piètre excuse. Pas la peine de me raccompagner, un taxi fera l'affaire.
Et elle ne saurait dire si espère qu'il la retienne ou la laisse faire.

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