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que le ciel nous lave le cœur -- (lona)

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Mer 28 Mar - 18:34

(si tu es née avec la faiblesse de tomber
tu es née avec la force de te relever
)


05:32 am.
et la nuit est si longue, si longue lorsque le sommeil se fait absent, lorsque la fatigue est pourtant présente.
la nuit se montre si longue lorsque les minutes passé se font désirer.
une. deux. trois. ah, non, ce sont les secondes qui chantent au clair de lune.
et lola, si douce lola, elle a le regard porté sur la fenêtre, les pupilles obsidiennes qui rencontrent l’astre lunaire – et c’est un choc des lumières. lumière éclatante qui se reflète dans les abysses de ses orbes.
elle est pleine ce soir, la lune. à son apogée dans ce ciel étoilé ; lumineuse, vibrante et lola, elle ne cherche pas très loin la raison de son insomnie – la lune. parce que la gamine est sensible ; parce que trouver le sommeil est peine perdue lorsqu’elle est belle.
la silhouette qui bascule sur le côté, elle soupire l’enfant ; se dit que c’est encore une nuit sans, se réconforte dans l’idée qu’elle trouvera peut-être sommeil aux premières lueurs de l’astre solaire. ce n’est que dans quelques heures, deux, tout au plus. et un fin sourire se dessine sur ses lippes, elle pourrait user de son temps, le rendre plus agréable, plus utile, mais elle n’a pas la force de le faire, elle est juste bien là.
allongée, calmement, sous les couvertures –

05:34 am.
elle se demande l’enfant, si l’ami de jeunesse est présent, si il est endormi, si il a pu rejoindre mère morphée. et instinctivement, elle se retourne un peu, le visage qui se tourne vers la porte fermée. il est si proche, pourtant si loin. boyeon, il est hors d’atteinte ; lola, elle n’est pas assez bien pour lui, elle n’est juste pas assez.
les paupières qui font voile sur la triste réalité, elle se détourne, fait baigner son visage tiraillé par une fatigue apparente sous le halo marbrée de dame luna.

05 :37 am.
ça vibre, à répétition. une fois, deux fois, trois fois, puis le rappel des messages reçus encore non lus.
et l’enfant, elle se redresse, attrape ce cellulaire, cligne des yeux dès lors que sa vision se trouve agressée par tant de clarté. et c’est le bon, la position assise adoptée avec vitesse quand le nom de sana s’affiche. et elle ouvre sans ménagement, se bouffe les lèvres d’anxiétés lorsque les mots font chemins et cohésion dans son esprit.
elle a besoin d’elle – et lola, elle ne prend pas le temps de regarder une nouvelle fois l’heure, c’est elle, elle qui passe avant le sommeil, qui passe avant la fatigue.
messages envoyés, adresse récupérée, la gamine se lève de son lit à toute vitesse, enfile jeans et pull, attrape affaires personnelles avant de quitter la colocation sans se demander quoique ce soit.

gwangalli beach.
et lola, elle a les poumons en feu de s’être dépêchée, de s’être démenée. les joues rosies d’une fraîcheur printanière, les cheveux qui volent au vent alors que son regard se fait désespérer de trouver la silhouette cherchée. de nombreuses questions sont murmurés sur le bout des lèvres, alors qu’elle n’arrive pas à capter la présence de son amie. et la jeune femme attrape son portable, compose le numéro de sana pour l’appeler.

répond, je t’en prie, répond.
« sana, tu es où ? j’suis sur la plage, t’es où ? j’te vois pas !! » panique détectée, non cachée à l’idée de retrouver son amie dans un état détesté.
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Mer 28 Mar - 23:45

Elles se parent d'une âme, les pièces, lorsqu'elles vibrent de vie. Mécanisme mystère que les fragments de souvenirs emprisonnés au creux des murs à en devenir presque palpables.
Parfois tendres, parfois coupables.

Ce soir, ils sont accusateurs.
il est partout, Hiro, dans sa tête, dans son cœur,
dans les méandres des illusions qui l'oppressent où que se porte son regard à travers son espace-refuge. Il y a son rire ici, des échos de sa tendresse là-bas, à peine plus loin le murmure d'un baiser amusé. Et chaque élément épars s'élime douloureusement sur les bords, jusqu'à ne plus s'assembler du tout ; puzzle éreintant, inconsistant— pesant. Il est partout et nulle part, tout à la fois, et la froideur de son bonne nuit se répercute encore à travers la frêle cage thoracique de Nana, au revoir impersonnel et menaçant. Elle a peut-être franchi une limite invisible (pas peut-être, sûrement), trop exigé ? Meurt du besoin de se rétracter. Et ses doigts s'usent de se retenir de fléchir, résistent péniblement à la tentation de s'affoler sur le clavier tactile pour l'appeler
(pas le supplier, non bien sûr)
(juste. demander. s'ils pourraient, tout bonnement, tout gommer ; prétendre qu'il n'est rien arrivé)
(d'accord. peut-être un peu supplier)
Ça la cueille aux tripes et ça implose, déborde, l'hystérie des sanglots, hémorragie lacrymale pour une affaire qui semble réglée mais pas assez.

Parce qu'il veut essayer mais qu'au bout du compte, il ne l'aime toujours pas et n'y parviendra peut-être jamais.
(Comment espérer le contraire alors que ses meilleurs cartes son posées ? Pas d'As dans la manche, cartouches presque toutes déjà brûlées ; et pour lui alourdir les poches : une pagaille d'insécurités prêtes à venir tout compliquer)

Un esprit plus logique se serait préservé, sans doute. Aurait freiné la chute avant de mordre le pavé.
Pas Nana. Elle s'accroche juste un peu plus fort, à s'en brûler les ailes. Se berce de tant pis si j'ai tort.  
Reste— que ça oppresse, que ça blesse, impression de gâchis désagréablement scotchée à sa trachée. Les larmes redoublent incontrôlablement. Du talon de la main plaqué contre ses lèvres tremblantes, elle verrouille les sons de crainte de réveiller Tae. C'est tentant— de juste. Chercher sa chaleur, chasser le vide et la peine qui lui glacent le myocarde. Tentant mais wrong : son épiderme supplie pour le toucher de Hiro, sa bouche, ses mots, et à travers la céphalée qui lui martèle les tempes (gracieuseté des deux heures de dispute-agonie tout juste écoulées), Nana sait au moins avec certitude qu'elle ne veut pas réduire Taewon au rôle de substitut. Qu'elle veut Hiro et pas un autre.
Aucun autre.
Juste— lui.

Soupire vacillant. Paume sur ses joues brûlantes. Main hargneuse entre ses mèches folles. L'impasse l'accable.
Ses phalanges laissent échapper le contact de son petit-ami, s'échappent en quête du numéro de Lola. Quelques phrases apposées, ponctuées d'erreurs de frappe qu'elle perd une éternité à corriger à travers le combo pesant de détresse et de frustration. La réponse ne tarde pas : Lola est de ces fées-douceurs dont la magie opère à toutes heures, sans concessions. Étrangement, le soulagement qui délie un tant soit peu le nœud de nerfs agglutiné au creux de sa gorge vient avec un nouvel afflux de larmes, et elle en a déjà assez de se sentir si fort minable. Ses membres trop longtemps prostrés se délient— à la va vite, elle enfile un sweat saturé du parfum de Hiro, par-dessus le t-shirt ample qui lui fait office de haut de pyjama. Ne songe pas à s'encombrer d'un bas, ou de chaussures plus présentables qu'une paire de sandales nullement classieuse, qui tranche terriblement avec le marbre chic du couloir dans lequel elle déboule une fois quitté l'appartement.
L'immeuble est puit de lumières à toutes heures, immaculé et grandiose d'une façon qui n'allège en rien ses tourments. Mais de l'hôtesse d'accueil à l'employé posté à l'entrée, pas un commentaire sur son allure ; ils la saluent comme s'ils la voyaient enclavée de matières opulentes griffées Gucci, et leur déférence chaleureuse, si intéressée soit-elle, la soulage. Rien qu'un peu.

Le trajet jusqu'à la plage est un brouillard de confusion et décors floutés par le voile salin qu'elle s'acharne à chasser de ses yeux, en vain.
Et ce n'est qu'au moment d'entendre résonner à travers le combiné la voix de son ami de toujours, qu'il lui semble trouver le calme trompeur de l'œil du cyclone.
Je viens de me garer, elle offre en coupant le contact, s'efforçant avec plus ou moins de succès de chasser l'enrouement lassé de sa voix. Je te rejoins. Lola ? Le timbre se casse à mi-prénom, la porte claque lorsqu'elle s'extirpe de l'habitacle. Au creux de son palpitant, un manque que rien ne peut combler, la nostalgie du temps passé avec Hiro quand elle croyait encore que tout était beau. Je t'aime, et toi ? Mais l'entendre de Lola n'est comparable à rien d'autre : ni remède universel, ni placebo. C'est. Une constante qui aplanit les fardeaux et donne depuis toujours la force d'avancer.


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Sam 31 Mar - 14:02

stay strong through your pain
grow flowers from it
you have helped me
grow flowers out of mine so
bloom beautifully
dangerously
loudly
bloom softly
however you need
just bloom

et y a comme un goût pimenté de panique sur le bout de ses pulpes bouffées. feu brûlant qui inonde les racines de l’enfant, le myocarde assommé, qui se noie dans de la pure anxiété – c’est l’inquiétude gravée, sculptée sur le visage marbré par la fatigue – ras de marrer d’émotions.
(ça déborde, elle suffoque.)

la silhouette féminine arrêtée au beau milieu de cette allée, les pupilles obsidiennes qui s’affairent à rechercher l’amie paumée. et lola, elle a l’impression de ne tenir que sur un fil.
et ça tourne, ça tangue ; elle vacille, c’est un monde à l’inconstante perpétuelle qui donne envie de dégueuler les maux. le souffle rapide qui s’affaire à briser les barrages de ses lèvres dans une course acharnée. et la peur incandescente de ne pas la trouver à temps lui explose au visage. priant pour qu’il ne lui soit rien arrivée sur le chemin – boule de culpabilité qui s’installe sournoisement dans l’estomac – et elle ne sera calme que lorsqu’elle l’aura à ses côtés.
alors lola, elle attrape son portable, numéro composé à l’instinct – et c’est le palpitant qui se gonfle de soulagement lorsque la voix de l’amie se fait entendre au bout du combiné. mots rassurant malgré le ton manipulé pour ne pas alarmer – mais lola, elle connaît sana ; elle a l’habitude de sana ; expressions, tons de voix accordés qui sont imprégnés dans l’être de l’enfant. la main libre qui se dépose sur le front, mimique inutile d’une pression soulevée de ses épaules. rictus léger d’un sourire sur les lèvres, elle souffle, elle baisse la tête lola, l’impression de chuter qui se fait sentir dans les jambes –
mais elle tient, elle doit tenir. encore, toujours. ((interdiction de tomber, de se laisser aller.))
tenir pour les autres, tenir pour elle. rester forte. ne pas inquiéter, ne pas embêter, ne pas être plus fardeau qu’elle ne l’est déjà.
un « d’accord. » rassurant qui se laisse entendre dès lors qu’elle lui signifie qu’elle vient de se garer. le ronronnement du moteur qui se cale dans un silence, elle cherche la sublime dans la pénombre ; « je suis à notre coin, sana » lieu adoré, coin secret des gamines étoiles.
et lola, elle cherche, elle cherche un coin où s’asseoir, en l’attendant – puis. non, le soupir, les paupières qui se ferment quelques secondes avant de se laisser tomber, s’échoue sur le sable.
grain de poussière insignifiante qui rejoint son désert.
son prénom prononcé, la demoiselle relève son visage. « oui ? » les sourcils qui se froncent un peu, pensées aériennes qui ne se déposent jamais.

et le palpitant qui implose, le regard qui se relève vers ce ciel étoilé ; vers cette lune pleine, adorée.
un temps – des secondes perdus dans un silence à couper le souffle. lola, figée dans la tourmente. de cette bombe explosée au visage.
c"est des mots qu’elle ne dit pas, des mots qu’elle ne prononce pas, des mots. un sens, ou plusieurs. elle ne sait pas, ils semblent incohérents pour elle – un sens qui ne semble pas s’ancrer en elle. parfois, elle en a l’impression, mais la réalité la frappe si soudainement au visage qu’elle se détourne du sens primaire – lola, c’est l’amour fragile, celui qui a tendance à chuter, s’exploser en plein vol.
mais.
mais, les je t’aime qui viennent de sana ont comme un goût de promesses, d’un appel à l’aide, comme un goût d’éternité, d’une survie désirée, pas toujours maîtrisée – des je t’aime qui prennent un peu plus de sens ; mais elle y entend une sorte de supplication ; un dis-moi que je suis aimée, dis-moi que j’existe.
« moi aussi. » qu’elle souffle enfin ; là pas pouvoir y placer les mots exacts ; maux impossible à prononcer - lola qui inspire doucement. les jambes qui se relèvent doucement, bras qui enlace les cuisses. « n’en doute jamais, hm ? »
et elle baisse le visage, « maintenant dépêche-toi de me rejoindre ok ? »
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