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angle mort, (kyunho)

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Ven 9 Mar - 14:43
Les rues crasseuses qui l’avalent, ses talons qui claquent en rythme sur le sol couvert de feuilles mortes, tampons usagés et capotes mal refermées. Ça pue la mort et la pauvreté, ça sent le vieux et la pute qui se néglige et kyuwon a rien à foutre ici, il devrait même pas avoir à respirer le même air délétère que tous ces clébards en manque de fric – le problème c’est qu’il l’est, en manque de fric. Qu’il traîne pour que ses problèmes d’enfant riche le lâchent, se dit qu’en fuyant entre les cuisses souillées de la Busan crépusculaire, quitte à devoir piétiner sur des glaires.

Y a un tas de substances qui coulent dans les détroits de ses veines putréfiées et sa respiration qui s’esseule, amoindrie par la fétidité de l’oxygène, auquel se mêle mille et une toxines ; il les ingère jusqu’à ce être sûr de pouvoir contracter quantité de maladies terminales, bras écartés dans son offrande-panacée. Et il est si scandaleusement bourré qu’il en roulerait des patins au ciel lui-même, qu’il se gaverait d’étoiles et avalerait la couche d’ozone pour que le soleil l’inonde et l’immole aux premières lueurs du jour.

Allégresse qui l’enjoint à traverser les pires coins de la cité, le voilà qui bondit sur les pavés avec l’entrain d’une princesse capricieuse, chiard aux mèches si sombres qu’elles en goberaient la lumière avec plus d’ardeur qu’une queue en plein porno maison – et ses comparaisons s’affaiblissent et son inspiration décampe au prochain tournant et il se réinvente loup, prédateur alors-même que les griffes de la nuit s’emparent de lui et l’attirent dans leur piège tout d’alcool recouvert, le forcent à enchaîner les verres accoudé à un bar miteux.

Et c’est quand les insultes fusent et que l’os de son nez craque sous un coup trop hâtif qu’il tire sa révérence, à mi-chemin entre les rires étouffés et les grognements d’animal blessé ; kyuwon part lécher ses plaies en titubant sur ses compensées soudainement trop hautes. A vouloir embrasser le ciel il a oublié la menace terrestre, les embûches sous-jacentes que quelque dieu a osé mettre sur sa route originellement drapée d’or.

Attiré au seuil de tes appartements comme un papillon à une flamme, le mioche au quart de siècle à peine bouclé et à la tragédie tout juste révélée frappe quelques misérables fois de ses poings rachitiques, crachant mollards ensanglantés sur mollards ensanglantés. Bile et hémoglobine qui se mêlent dans sa gorge asséchée, la soif l’assaille et la panique le tiraille ; et le poids de la couronne sur sa tête fait s’effondrer ses épaules en sanglots, piteusement ravalés.

J’sais, il est genre.. trois heures, ou quatre heures du mat’. Mais j’me sens pas bien. Tu m’aides ? J’crois que j’vais gerber. Vulnérable, plus beurré qu’un p’tit Lu et un sourire tordu qui creuse la sailli de ses joues – la gauche plus tirée que la droite, miroir de l’équilibre incertain qui l’a porté toute sa vie.
Kyuwon tangue comme un navire sans gouvernail, voué à se péter la gueule, où qu’il aille.
angle mort



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Ven 9 Mar - 14:46


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sa voix. sa voix elle lui fait l'effet d'un pneu qui passe sous une route pleine de bouteilles de bières pétées. sa voix elle est explosée, éclatée, brûlée au troisième degré. et il ressemble à peu - il ressemble plus. il rappelle ces gonzesses qui passent sous le bistouri du chirurgien qui s'est sniffé une ligne de coke avant d'y aller, histoire de piquer un peu de courage à ses ancêtres ou aux chevaliers glorieux de l'europe douteuse. ses cils papillonnent, l'est qu'à moitié réveillé jinho, la face un peu dans le cirage à essayer de démêler les différents éléments - derrière lui barnum s'est levé, prêt à aboyer, s'est simplement retenu en voyant l'arrivant s'exprimer, le reconnaissant naturellement puisqu'il est presque semblable à la plante verte du coin, si on la zappe parfois, elle reste néanmoins là, et si un jour elle est plus là, elle laissera comme un grand vide. et kyuwon c'est rare qu'il soit vilain comme ça, c'est rare qu'il soit aussi moche qu'un alcoolo qu'aurait été ravagé par un culte excessif à dame whisky et monsieur soju. ses bras s'étirent mollement, ça prend pourtant au coeur, ça le triture vicieusement en regrettant de pas avoir été là, de pas avoir pu empêcher cette issue-là - kyuwon il devrait savoir se battre, kyuwon il devrait savoir se défendre, kyuwon il a tout pour décalotter un os de sa place d'origine.

à croire que c'était pas son soir.
à croire qu'il s'en est bouffé une assez bonne pour le faire retourner sur ses pas, revenir constamment entre les quatre murs qui ne sont plus ceux de jinho - il s'y est fait, petit à petit.
- p'tain d'merde kyu... il fait de la peine avec ses grands yeux, il fait pitié avec sa peau de poupée qu'on aurait pas assez bien ciré - c'est même pire que tout ça, c'est juste qu'aucun mot a été inventé pour définir clairement ce qu'il pourrait ressentir, ça tape dans le bide, ça lui donne autant envie de lui en coller une que de lui faire la morale. alors qu'aucun des deux n'est un cadeau - alors que l'hôpital enfourne la charité. porte ouverte pour le laisser passer, l'appartement a en rien changé - juste les fringues de jinho qui une fois la nuit tombée s'apparentent à un calbut et un tee-shirt monochrome sombre.

- va t'assoir. pas envie qu'tu dégueules sur l'parquet. et sous l'indifférence se dissimulent des piques d'inquiétude qui tannent ses nerfs comme on frapperait un criminel de guerre pour lui faire regretter d'avoir trop buté, jusqu'à la mort, jusqu'à l'apparition de muqueuse dans le coin des lèvres. enlève ta veste aussi, tes pompes, bref tout ça quoi. aucun besoin de ressembler à une diva dans son horizon - lui sait ce qu'il vaut, contrairement au reste de la planète. et ni une ni deux, il file dans la petite salle de bain, y trouvant de quoi désinfecter, de quoi panser une plaie, du gaz, du coton - l'attirail préféré des soldats de l'ère ultraviolence.

il baille.
- t'as fait quoi encore ?

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le chien, la nuit et le couteau
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Ven 9 Mar - 15:44
Tapis derrière sa cage thoracique frémissent quelques rires morts-nés, certains se frayant un chemin par-delà les murs asséchés de sa gorge assoiffée – c’est tout ce qu’il arrive à faire en trébuchant sur le pas de ta porte, ses guiboles tremblotantes peinant à le porter comme si tout le poids du monde s’était abattu sur ses épaules. Relents de gueule de bois à l’orée de son crâne chevelu, et Kyuwon éclate d’un rire cristallin, miroir des verres qu’il a entendu exploser plus tôt, dans le bar miteux. P’tain d’merde kyu…

Le voilà fier, se pavanant dans toute sa splendeur pour offrir à ta vue chaque partie de son corps tuméfié ; c’est qu’on l’a pas loupé ce soir, entre son nez ensanglanté et sa veste salie par quantité de fluides innommables. Ouais. Il pue l’alcool et tout ce qu’il méprise en crachant de nouveaux glaires à la lisière de ton taudis – trop défoncé pour se formaliser, il se détestera demain. Enlève ta veste aussi, tes pompes, bref tout ça quoi. En d’autres circonstances peu enclin à se détacher de tout ce qui lui reste de sa richesse d’antan, c’est avec l’entrain d’une prostituée qu’il s’en défait ce soir, à mi-chemin entre la béatitude et les gloussements prépubères. Ah ! C’est que tu veux encore me baiser, c’est ça ? Ça t’excite, le sang ?

Il ronronne et ses hanches ont l’audace de se balancer, tension alimentée par tout ce qu’il a fumé, tout ce qu’il a gobé – et pour une fois, c’est pas une queue. T’as fait quoi encore ? Il s’écrase sur ton canapé comme un souverain fatigué, la tête en arrière pour empêcher le sang de tâcher son t-shirt ; grave erreur, tout lui remonte à la tête et ça grésille dans ses oreilles, la conscience à moitié happée par l’appel du coma. Il s’est battu toute la soirée, tantôt contre des clochards, tantôt contre son envie de s’effondrer. Pas encore. Si tu voyais la gueule de l’autre, j’suis archi canon à côté de lui. Enfin, tu m’diras, même défiguré j’reste carrément beau gosse. La ringardise qui roule sur sa langue quand il la fait passer le long de sa lèvre inférieure – il confond le goût de l’hémoglobine et celui de la sueur, arrière-goût de vodka mal digérée qui brouille les pistes. Ses sourires se font balafres sur son faciès blafard, et le voilà qui éclate encore de rire ; à défaut d’en sanglots.

Il m’a attrapé par le cul en pensant que j’étais une gonzesse. Classique, sauf que d’habitude, il se contente de les chopper par les couilles, de les serrer jusqu’à ce qu’il entende le couinement révélateur. Mais là, la journée avait été délirante ; nouvelles dettes, l’appartement à deux doigts de lui être arraché, et des heures passées à contempler le rachitisme de ses doigts. Sur le premier malchanceux il s’est pété les phalanges, et le ciel s’est écrasé sur sa face d’ange. J’me suis énervé. J’sais pas, j’ai craqué. Il était pas tout seul, ils m’ont pété la gueule. Simple, concis – il bouillonne à l’intérieur et ses épaules se font feuilles frémissantes. J’ai froid. Et soif.

Toujours à réclamer, plutôt que demander ; c’est qu’il a l’habitude, Kyuwon, qu’on se plie à ses désirs délires. Et l’autre chienne a oublié de rembourrer mon compte, donc j’suis dans le rouge. Honteux, les mots mâchés comme un chien le ferait avec son os – des mots qu’il a répété chaque mois, incapable de tenir deux jours sans dépenser l’intégralité de ses payes. La routine, quoi. Tu dormais ? J’suis pas désolé de t’avoir réveillé, j’espère que tu l’sais. Coup de couteau en forme de rictus arrogant, bien vite muté en grimace endolorie lorsqu’il fait l’erreur de croiser les jambes.
angle mort



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Ven 9 Mar - 16:51


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ça demande par habitude, par besoin de connaître les nouvelles mésaventures dans la grande histoire de sa vie à lui. pourtant ça se répète, pourtant ça se veut constamment en rond, un genre d'infini tatoué sur le gras du bras d'une midinette encore trop conne pour piger que l'éternité c'est du domaine des privilégiés. inspiration profonde, matos en main, les sourcils se froncent à mesure, sans trouver quelconque surprise au récit qui sort de sa gueule aux vapeurs d'alcools mélangés - il saurait même plus les reconnaître tellement ça attaque. barnum pourtant s'approche, barnum se met au pied du canapé, le bout du museau qui vient toucher la pompe en carton de l'autre défoncé. rapide coup d'oeil vers l'horloge qui tranche avec la décoration fade du lieu - il est quatre heures du matin. jinho il en racle le fond de sa gorge, il se met à côté de lui, s'attarde à peine sur sa veste, sur tout le reste - tout ça, ça va finir enflammé dans le fond d'une cheminée, ou bon à être aimé par un clochard qu'aurait besoin de chaleur dans une nuit froide de décembre.
- hm. tête qui se hoche, attention portée au moindre détail, la moindre bavure qui dépasse. c'est qu'à force de réparer, le créateur reconnaît sa machine, percute là où les boulons ont été dévissés, perçoit là où l'huile manque terriblement au point de tout faire grincer, pourrir de l'intérieur. dans un idéal, jinho il pourrait tout refaire, l'empêcher de cracher un mollard dans la bouche des enfers - dans un beau monde, il aurait même pu le rendre clean en lui mettant deux trois baffes sur sa gueule. le fait est qu'une vie ça s'écrit à la sueur d'un front plutôt que dans le fond d'un pot d'encre.

- tu pues.
coton blanc qu'il lui enfonce dans le pif pour empêcher que ça continue de se vider, avec un autre qu'il enduit de désinfectant il passe sur les premières plaies, nettoyer sans vraiment prendre le temps de dire que ça va piquer - kyuwon il est de ceux qui préfèrent une bonne défaite en une fois plutôt que plusieurs petites. un vrai roi, un vrai faux conquérant.
- genre t'es désolé. limite j'trouverais ça louche que tu viennes pas toquer à ma porte tous les deux jours en pleine nuit, avec la même gueule qu'un accident d'bagnoles.

quelque part ça fait peur. quelque part ça voudrait secouer pour qu'une prise de conscience se fasse - et il le fait jinho. il le fait sans lui laisser la possibilité de se barrer. parfois ça claque, parfois ça pète, parfois ça vaut autant que hiroshima ou nagazaki mais à petite échelle - ça se rabiboche toujours un peu, maladroitement. parce que y'a pas le choix - parce qu'un fantôme qui erre solo c'est toujours dramatique. à deux c'est toujours plus risible.

- si tu pouvais vraiment fermer ta gueule, j'te jure.
soupir, main libre qui vient frotter son oeil - tout devient plus net, si net qu'il a l'impression d'avoir tout de passé au tamis, que rien n'a jamais été plus criant la nuit.
- mais nan, l'jour où tu fermeras complet ton clapet, c'est quand tu s'ras six pieds en-d'ssous. alors on se contente de ce qu'on a - malgré les saloperies qui peuvent s'extirper. ses doigts passent encore, enlèvent ce qu'a été séché, redonnent un peu au tableau une splendeur oubliée - pas une oeuvre d'art, juste un vieux tableau largué trouvé dans un marché, un tableau dont un seul pauvre crétin s'est entiché, un tableau qu'il voudrait voir nulle part ailleurs que chez lui.

- t'as pris quoi ?

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le chien, la nuit et le couteau
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Ven 9 Mar - 18:12
Barnie, si tu touches mes pompes j’te botte le cul avec. Violence éphémère qui cisaille sa tronche de cicatrices intemporelles – l’odeur du désinfectant le prend à la gorge et les piqûres se multiplient, flot de jurons à moitié étouffés par la barrière charnue de ses lèvres, obstinément pincées. Il douille et il l’exprime à coups de griffes dans le canapé, à mi-chemin entre le bad trip et la fragilité d’une princesse écorchée ; queen du ghetto, le voilà qui crache ses chicos sur le sol en redressant sa couronne. Tu pues.

Toi aussi. Cinglant, morsure invisible qu’il bâcle à coups de répartie mal calculée, aux relents de puérilité instinctive. Et puis ta gueule, tiens. Il rigole et c’est éraillé, à la manière d’un disque qu’a trop tourné. Ça sonne un peu faux, ça fait couler deux trois gouttes de sang et ça lui arrache le nez. Genre t’es désolé. Limite j’trouverais ça louche que tu viennes pas toquer à ma porte tous les deux jours en pleine nuit, avec la même gueule qu’un accident d’bagnoles. Il essaye, il essaye vraiment de te lancer son regard le plus outré, ourlé de mépris et accentué par les restes d’eyeliner, transformé en cernes juste assez noires pour absorber la lumière. Sauf que ça aussi c’est fait à la hâte, ça transpire le travail bâclé comme lui sue pratiquement de fatigue – et c’est là, à cet instant précis, qu’il réalise. C’est vrai, il chlingue vraiment. Vieux, faut que j’prenne une douche.

Et forcément, entre sa concentration bouffée par la tentative de te poignarder par la seule force de sa pensée délurée, et sa réalisation sur son état scandaleusement misérable – il en a oublié c’que t’as dit, et zappé de préciser que, non, il s’excusait pas. Il s’excuse pas, Kyu. Si tu pouvais vraiment fermer ta gueule, j’te jure. Raclure, qu’il marmonne entre deux grognements ; ça pique, ça craque et il sait plus si c’est sur sa tronche ou dans sa cage thoracique. Mais nan, l’jour où tu fermeras complet ton clapet, c’est quand tu s’ras six pieds en-d’ssous.

J’suis immortel, Jin. C’est pas foncièrement qu’il divague, plus qu’il a toujours cru qu’il était hors de portée de la mort – que la faucheuse lui bouffait dans la main, comme toutes ces putes qu’auraient avalé pour deux ou trois heures à ses côtés. Il aime les illusions Kyu, elles vont de paire avec son excès de passion. T’as pris quoi ? Jolie question qui caresse ses oreilles, le ramène un peu plus tôt dans la soirée ; il phase et p’tête que son regard devient un peu vitreux, que les belles fenêtres de son âme se couvrent de la buée des trous de mémoire.

Quand il revient – rapidement, à peine le temps de réaliser qu’il est parti pour qu’il soit de nouveau là – sa main se faufile dans la fourrure du clebs. Il roucoule, sa gorge grince, porte trop souvent ouverte et pas assez huilée. Il a dit qu’il avait soif, bordel. Je sais paaas. Barnie, j’ai pris quoi ? Kyuwon qui s’écarte de toi, qui en a marre de douiller parce que t’es aussi délicat qu’un coup de corne entre les cuisses. Me touche paaas, tu m’fais maaaal. J’ai plus envie. Et si ça recoule, si ça s’infecte, peu importe ; il est immortel, oublie pas.

De la coke. Il ronchonne dans le pelage de Barnum et dégage ses sinus avec force d’inspirations trop profondes. Barnie aussi, il chlingue. On pue tous, super. Diva dégoûtée, ses ongles griffent affectueusement le chien et il se relève – équilibre précaire, l’émacié qu’a pas assez mangé depuis trop longtemps. Fierté qui l’oblige à pas quémander, à se contenter de ce qu’il trouve. Jin, Jin, Jin. Il chantonne, s’écrase. Sur toi, bien sûr – en un bordel de membres rebelles, et ponctué d’un rire vrillant. Il a pas fait exprès ; ou alors, pas totalement. Fais gaffe à lui, sans lui faire mal. Vas-y, relève-moi. Tu sers à rien, tu m’soûles. C’est à cause de toi, que j’suis bourré. Parce que tu m’soûles !

Ça y est, il est parti.
angle mort




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Ven 9 Mar - 18:45


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sa peau a percé. à un moment de la vie de kyuwon, la peau a tout simplement éclaté, libérant les os, les muscles, les organes comme un buffet à volonté pour les charognes du coin. lui qui se farcit un squelette d'adulte pour un tissu encore trop enfantin - lui qui tente de réparer les dégâts en se foutant des oeillères, en faisant comme si c'était pas là, en y accrochant des dessins de chiards ou des fringues édulcorés qui donneraient une crise épileptique à n'importe quel type. sans doute qu'il était pas prêt. pas prêt à retomber sur ses jambes, pas prêt à devoir lâcher le bras d'un père ordurier et d'une mère qui a juste, dans son existence, été une moitié en retrouvant une autre. dramatique - tragique - à un tel point que ça en devient minable, et ironiquement le crucifix autour du cou de jinho continue à pendouiller, attendant de se faire arracher par une main autre que la sienne. inspiration profonde, il écoute sans vraiment écouter, prend les mots que seulement lui veut bien assimiler - puis il se rétame, il se rétame après sa bonne biture, se retrouve sur lui, lui qui en sent son souffle se couper quelques secondes, fronce les sourcils et plisse le bout du nez. y saurait pas dire ce qu'il sent - un mélange de tout ce qu'on aurait de pire, de ces rebuts qu'on a préféré balancer dans les déchets plutôt que de les mettre sur un chemin droit, en rejoignant d'autres, formant la masse, la vague, la foule qui s'abat sur les rochers puissants d'un manque de bol d'avoir braillé un jour entre les cuisses d'une femme.

ou peut-être que - tout simplement - tout bonnement -
ils y sont pas faits. ils ont pas été façonnés pour une existence comme celle-là. ils y sont pas préparés, ils l'ont jamais été, ou à un point tel que tout semble acide une fois sur la langue, manquant d'un goût encore inconnu.
- p'tain mec si tu mettais autant d'passion pour tenir un taff comme tu l'fais en causant, j'te jure tu s'rais blindé. rire doux-amer qui voudrait faire plus - mais qui s'arrête à la présence, aux soins anodins qui n'empêcheront pas d'autres ecchymoses d'apparaître, se compter sur sa carcasse décharnée comme des constellations zappées, dont on a donné aucun nom. elles si petites. des insectes écrasés. tranquille, va pas t'exciter tu vas m'faire un bad encore plus violent et là ça va pas être marrant. j'te ramène jusqu'à la douche.

il fait le compte dans son esprit, à trois il se redresse avec lui, accroché à ses épaules - il le dépasse à peine plus jinho, sa tête se cogne presque à la sienne et tout le poids du monde s'est accroché à ses jambes. des chaînes. des chaînes qui claquent à ses tympans - musique désagréable qui lui ferait presque couper ses oreilles. inspiration profonde, il le tire, essaie de s'enraciner sur le carrelage froid - elle est pas bien grande la salle de bain, suffisante pour le principal, suffisante pour étouffer quelques cris dans l'écho des tuyaux.

- reste pas d'bout dedans, tu vas tomber.
et il l'oblige à l'assise au fond de la cabine, retire son tee-shirt pour commencer, cherchant autre trace de passage d'un troupeau d'enfoirés.
- et nan t'es pas immortel du con, pas plus que moi. une grimace vient s'imprimer sur sa face - expression de sentiments contradictoires qui viennent tirer sur sa mâchoire, sans doute pour ça qu'il peut pas le blairer kyuwon, pour fracturer le masque de glaise. putain t'es salement arrangé...
soupir, un temps.

- tes fringues tu peux leur offrir un enterrement digne de c'nom. mémorable constat en tenant encore le haut entre ses doigts, foutu pour foutu - il saurait pas dire de quelle marque il en est la copie, il le balance à l'autre bout de la pièce. t'as b'soin d'aide pour le reste ou t'as juste pas l'courage ?

kyuwon il brillait -
kyuwon il brille encore - ça se capte juste dans l'ombre.

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Dim 11 Mar - 17:44
P’tain mec si tu mettais autant d’passion pour tenir un taff comme tu l’fais en causant, j’te jure tu s’rais blindé. Sourire qui déchire les commissures de ses lèvres – gerçures potentiellement rouvertes sous la pression de la grimace, et l’arrière-goût métallique du plasma envahit de nouveau le foyer de sa bouche, ses articulations gémissent au moindre de ses mouvements. Tranquille, va pas t’exciter tu vas m’faire un bad encore plus violent et là ça va pas être marrant. J’te ramène jusqu’à la douche.

Quelque part il sait qu’il devrait dire merci, il sent les mots qui roulent sur sa langue mais il les retient, mandibules serrées jusqu’à ce qu’il les sente craquer, miroir de sa propre condition. Amorphie qui engourdit le moindre de ses muscles, il se laisse trimballer et sent ses côtes se bousculer dans un rire gras, gorgé du trop-plein d’alcool bouchant ses artères. J’parle pas tant que ça. C’est toi, qui le fais pas assez. Mais tant mieux, j’équilibre. Stabilité toute relative quand il s’appuie contre toi de tout son poids plume et sent les ligaments fragiles de son cou se tendre sous la pression impitoyable de la gravité.

La salle de bain a des allures purgatoire à ses yeux saturés de brouillard – à la lisière de la catatonie, Kyuwon se plie à tes désirs et s’écrase, mollement, contre le mur carrelé de ta douche ; qu’il aurait, avec hâte, insultée de miteuse, si le kaléidoscope vengeur de ses consommations antérieures ne happait pas l’intégralité de son attention précaire. Et nan t’es pas immortel du con, pas plus que moi. Entre les vrombissements imaginaires crissant contre ses tympans, et ses tentatives vaines de reprendre le contrôle sur sa propre personne, il capte que la moitié de tes mots. C’est l’âme artiste, couplée à ses désirs démesurés d’avoir le dernier mot, qui poussent ses cordes vocales à vibrer sur des protestations inutiles. J’suis. Immortel. Même quand j’serai mort, on parlera d’moi. Et c’est ça, l’immortalité – c’est quand t’es dans leurs bouches et, en même temps, six pieds sous terre.

Il divague et randonne d’une pensée à une autre, son cerveau bouillonne et la température de tout son corps semble suivre le mouvement ; bouffées de chaleur, volcan qui le dévore de l’intérieur. J’ai chaud, Jin. C’est comme une plainte, sur le ton de la conversation – ou l’inverse, il sait pas trop. C’est qu’il brûle, Kyu. T’as b’soin d’aide pour le reste ou t’as juste pas l’courage ? Question intéressante, qui passe entre les mailles du filet de sa conscience délabrée. Quelques secondes à tenter d’assimiler les sons à des mots, les syllabes qui se décomposent dans son palais séculaire et, enfin, il grogne.

Aide-moi. Si simple, et pourtant si gorgé de sens ; Kyu qui demande jamais d’aide, qui se contente de proférer plaintes et de gémir sur tous les aléas de sa petite vie éclatée. Kyu qui, ce soir, a probablement surfé sur quelques limites silencieuses, et s’est rétamé la gueule avec juste assez de force pour que les répercussions se fassent tambour et marteau-piqueurs contre les parois déjà fragiles de son crâne abîmé. S’teuplait. Fierté mise de côté quand ses muscles hurlent à la mort et que ses membres protestent, peu enclins à s’animer pour nettoyer les croûtes de sang et compter les hématomes fleurissant le long de ses côtes, sur la courbe de ses hanches – aux abords de son visage déjà généreusement tuméfié. J’sens plus mon œil droit, putain. Non pas qu’il soit capable de sentir quoi que ce soit, dans son état. Jin, sois honnête. J’vais m’en sortir ? Est-ce que j’serai toujours beau ?

Et il rigole, l’enfoiré ; il éclate d’un rire ponctué de grondements endoloris, chaque secousse de ses épaules ravivant les brûlures de ses trop nombreuses blessures. Aide-moi, et après passe la nuit avec moi. J’vais pas dormir, j’peux pas. L’espoir se fait étoile mourante dans la crasse de son sourire difforme.
angle mort




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Dim 11 Mar - 19:55


(mood)

kyuwon il devrait se faire asperger d'eau bénite. kyuwon il prendrait feu une foie le pied foutu dans une église - attisant sur lui l'énervement d'un dieu vengeur aux règles trop strictes. sans doute qu'à l'époque grand-mère aurait rajouté qu'il est une mauvaise fréquentation, qu'il ramènera avec lui qu'un flux d'emmerdes plus grandes à chaque fois - et elle aurait raison. jinho l'aurait pas écouté, jinho aurait fait la sourde oreille puisqu'une fois la majorité atteinte, il a seulement hoché la tête, cachant sous un linceul ses pires bavures. ils ont jamais rien su - ils en sauront jamais rien, ou seulement le jour où il sera foutu sur la place publique, attendant que la corde lui soit passée, pour qu'enfin on puisse mettre un coup de pied sur la chaise. le sourire moqueur s'efface, la peine se lit, légère, dans son regard encore embrumé - qui quelque part songe au fait que c'est qu'une illusion potentielle, que demain il aura pas ce déchet affalé dans son lit. il sait que c'est faux - alors il efface ça, il efface tout ce qui pourrait tenter de lui dire que son présent est passablement, fatalement dans une banalité qui lui file des aigreurs. le fond de sa gorge est raclé - on rejette la poussière pour laisser place à un peu de clarté.
- okay.
il entame la lourde mission, s'occupe du corps marionnette du meilleur ami en le manipulant comme un bon artiste le ferait, prenant garde à pas trop appuyer cette fois-ci sur le bleu, pas faire cracher les plaies plus qu'elles l'ont déjà fait. suivent à la suite ses chaussettes, son pantalon et son calbut. il continue de regarder, jin, dans un silence qui pourrait angoisser - qui seulement mérite pas d'être foutu en l'air pour des remarques inutiles.
- t'vas t'en sortir. mais tu sens l'fennec et t'es démoli. les épaules se haussent, peut-être las de cette scène répétitive qui d'ici le mois prochain aura eu deux-trois surprises si ce n'est plus. parfois ça s'inverse - parfois c'est lui qui vient, le nez en fontaine, à vouloir taper le mur à côté, à préférer attendre qu'il lui fasse sa science sur comment bien soigner. kyuwon c'est qu'une vaste blague - mais il cessera jamais de lui rire dessus. t'es toujours beau, va.
pire qu'une gonzesse vaniteuse, pire que ces reines aux roucoulements douteux - il est un peu les deux à la fois, dans sa démarche, dans son blabla, dans son être tout entier qui hurle qu'il veut pas être ceci ou cela. genre d'alien shooté toute la journée, qui quand il a plus sa dose, s'outre de ce monde séparé en deux. alors il se penche jinho, il se penche pour activer l'eau qui lui tombe autant dessus que sur l'autre - il fait qu'en soupirer, gardant ses morales, ses gueulantes pour une autre matinée, il trouvera bien un autre moyen de le faire morfler. il attend que ça se stabilise - son tee-shirt se gorge de flotte, il recule, passe une main hasardeuse sur son crâne peuplé de quelques centimètres de cheveux. il renifle, se laisse tomber à côté, au sol jambes allongées.

- j'chanterais tes conquêtes, ouais.
il s'attarde sur un point au sol, un petit point sombre sur le carrelage.
- d'abord tu vas r'descendre, après on parlera toute la nuit s'tu veux. d'tes plans culs, d'ta belle-mère, d'la rue, d'la galaxie s'tu veux.
il fera pas que chanter jinho - il pleurera aussi sa disparition.
et il en a pas envie - pas maintenant, de faire rouler des perles d'opales à son nom.

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Mer 14 Mar - 23:12
Chute libre sur le bout de sa langue pâteuse, il redescend en météorite – et y a des réalités qui se fraient un chemin dans les décombres de ses pensées embrumées, faisandées par la coke et altérées par la surdose d’alcool au creux de ses artères. T’vas t’en sortir. Mais tu sens l’fennec et t’es démoli. Semi-panique qui s’empare de sa gorge et plante ses griffes vénéneuses dans sa trachée, frôlant la jugulaire et remontant un mélange de bile et de mucus au fond de sa bouche épaissies ; il se dit qu’il va pas mourir, qu’il va faire pire. Qu’il va dépérir, entre la laideur et la pauvreté.

T’es toujours beau, va. Un rire, guttural et étouffé par tout ce qu’il essaye de pas gerber, gratte ses cordes vocales et agite mollement les os de ses épaules rachitiques. Pour toi j’suis toujours beau. Mais t’es pas une référence. Il bute sur quelques syllabes qui s’emmêlent entre ses dents, souffle haché par ses tentatives maladroites de le stabiliser. Y a pas de merci qui franchit la barrière charnue de ses lippes fendues, aucune reconnaissance qui transparait dans le miel piquant de ses mots semi-mâchés – tout dans l’attitude, quand il s’appuie contre toi et qu’il se plaint de la température de l’eau, sans réussir à la sentir sur sa peau balafrée.

J’chanterais tes conquêtes, ouais. Affalé contre le mur gelé de ta douche, il laisse un nouvel éclat excessif faire craquer ses articulations raidies et son crâne heurte les carreaux de marbre et Kyuwon sent déjà les prémices de la migraine apocalyptique s’enrouler autour de son cerveau d’ores et déjà maltraité. Il imagine la scène, te réinvente spartiate fidèle susurrant ses louanges de guerrier indompté – se redessine Leonidas, sans les muscles et autrement plus canon. J’suis Leonidas, Jin. Et j’vais foutre la Perse à genoux, les forcer à me pomper comme si ma queue crachait du pétrole.

L’envie de fumer démange ses poumons, gênes suicidaires alors qu’il aime la vie ; Kyuwon qui vit pour aujourd’hui, qui a jamais la présence d’esprit de penser à demain. Conscient qu’on le trouvera dans un caniveau, un soir, parce qu’il aura voulu viser trop haut. [i]D’abord tu vas r’descendre, après on parlera toute la nuit s’tu veux. D’tes plans cul,s d’ta belle-mère, d’la rue, d’la galaxie s’tu veux.[/b] Et forcément ça l’attise, ça le fait vibrer – l’idée de pouvoir tout déballer, sans nœud soyeux pour ses paquets de conneries ; la soif d’attention assèche sa gorge.

Y a ce gosse, complètement paumé. J’me rappelle pas bien de son nom, un truc en -ren, j’crois ? A peu près. Yeux fermés, les souvenirs qui défilent à mi-chemin entre le surplus de poudre et la mollesse dans les coups de reins. C’est une pute, mais il m’fait pas payer. Parce que j’baise bien, tu vois ? Puis j’crois que y a autre chose. Qu’il veut pas pour lui, qu’il a jamais désiré – l’amour sans la majuscule, à base de va-et-vient et de poussière de fée. Kyuwon fait pas dans les sentiments, il a déjà pris toute la place. M’man m’a pas filé de fric, pour l’instant. J’vais m’faire jarter de mon appart. J’ai perdu mon job, tu l’savais ? Il a l’audace d’en rire, si peu inquiet qu’il en effleure l’hystérie du bout de ses ongles savamment peinturlurés. J’ai la dalle Jin, viens on va bouffer. Il est quelle heure ?

Au fond – tout au fond – ça le démange de te poser des questions. Mais il a des lambeaux de principes auxquels il s’accroche fermement, et parmi eux le besoin de tout faire tourner autour de sa petite personne imbue règne en souverain ultime.
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(mood)

c'est mieux tirer dans le vide pour crever les chimères, c'est se prendre pour la nouvelle génération héroïque qui fait face au présent et l'affronte, poings levés vers un horizon singulier. c'est se prendre pour une égérie rebelle aux joues creuses, au coquard sous les prunelles et aux ailes arrachées par une mauvaise destinée - c'est se croire grand, alors que le grand c'est qu'un concept inventé enfant, une histoire de tailles qui cherchent dans le ciel des raisons pour se lever. inspiration profonde, écoute légère et envie de rigoler - une vague retenue qui empêche à ses lèvres de s'ouvrir totalement, de le faire à gorge dévoilée. jinho qui de toute façon, a jamais été vraiment doué pour sérieusement montrer comment sa mécanique fonctionnait - même lui il a jamais ouvert, même lui il a jamais eu le courage de se foutre devant le miroir, d'avec, un scalpel, ouvrir le torse pour y analyser chaque parcelle. alors il ferme les yeux, hoche mollement la tête en prenant chaque phrase petit à petit, tentant d'y rebondir dans le flot presque tsunami qui s'arrache sur sa gueule. haussement d'épaules, il écoute l'eau tomber, il laisse les paupières se relever, il y voit de la buée dans l'air.
- une pute ? tu t'fous moi ? joue à l'offusqué - qui pourtant trouve louche qu'une traînée vende pas son cul pour des billets, qui recherche le sens à ce non-sens du soi-disant bon baiseur. sombre bâtard qui tourne la caboche pour mieux le regarder, sans porter trop attention à la demande de se barrer - il pue encore assez le cadavre pour y rester quelques minutes encore. ça s'appelle une bouche de métro mon gars, tout l'monde en rentre, tout l'monde en sort et surtout tout l'monde s'en tape. et dieu que les histoires se comptent avec aisance - presque autant que les contes qui parcourent les registres enfantins. il pousse un soupir, se penche pour choper le savon, lui laisser juste à côté - jinho qu'a pas encore dépassé ce stade de totalement l'assister.
- essaie d'enl'ver la crasse, kyu.
un temps, frappe sur son épaule trempée - gratuite, pourtant amortie pour pas l'enfoncer encore plus dans une douleur de combattant.
- et p'tain j'espère que ta queue brille comme un sabre laser à c'compte. mâchoire qui s'étire pour bailler, bras qui suivent la cadence - et lui toujours assis, à se laisser bercer par le commun d'une nuit non pas gâchée, seulement remodelée pour donner l'illusion d'un jour foireux.

- t'peux rester ici, 'fin t'façon y'a pas trop l'choix.
silence.
- j'vais voir c'que j'ai, toi... évite de t'casser la gueule.
et il se redresse, et le geste suit son propre ordre - porte qu'il laisse ouverte cependant pour garder un coup d'oeil sur l'être aux limites effacées, coulées sous une pluie torrentielle. il cherche - meuble dont il trouve quelques biscuits à peine entamés, dans le frigo rien de bien probant. faut qu'il fasse les courses. pousse un soupir alors, adosse le bas de son dos à la petite table - se gratte le front. il l'invitera pas au festin des rois.

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Réalisations qui tentent de se tailler un chemin à coups de poings et montées de bile dans les tréfonds nécrosés de son estomac défoncé – il a envie de gerber et ravale tout, à défaut de son orgueil. C’est qu’il a jamais été très doué pour observer, kyuwon. Toujours obnubilé par sa propre petite personne, à lisser les plis d’une chemise lâchement achetée, contrefaçon de quelque boutique grande couture qu’il aurait vandalisée si ça lui permettait de ramasser les raclures d’amour-propre qu’il laisse encore traîner dans le sol de sa conscience. Et elle est là, tapie sous le lit, la vérité ; elle tente de le bouffer dès qu’il ferme l’œil, elle le pousse à l’insomnie.

Alors il est plus vraiment réveillé, mais pas endormi non plus. Il est dans ce stade de redescente perpétuelle, avec le monde qui va à cent à l’heure et lui qui ralentit, jusqu’à ce qu’il frôle l’immobilité – il est engourdi sous la douche, le bruit du jet d’eau lui paraît être à mille lieues de son petit corps rachitique et meurtri. Il a même pas mal kyuwon, il est juste amorphe. Une pute ? Tu t’fous d’moi ? Lèvres craquelées en une tentative de sourire amusé, ça rouvre la plaie sur la lippe inférieure et lui arrache un grognement. Me fais pas rire, fils de pute, ça fait un mal de chien. Et c’est justement ce qui le fait éclater de rire ; l’idée qu’il soit allé assez loin pour qu’être de bonne humeur le fasse douiller. Les nerfs lâchent à l’instant où ses poumons se vident.

Ca s’appelle une bouche de métro mon gars, tout l’monde en rentre, tout l’monde en sort et surtout tout l’monde s’en tape. T’as pas tort, et il le sait – douloureusement conscient de cette espèce de réalité mal enterrée, le genre qu’on te balance en pleine gueule sans savoir l’impact que ça a. C’est qu’un gamin, j’suis quasi sûr que ma mère était comme ça à son âge. A vendre son cul parce qu’il sait pas quoi faire de sa tête. C’est con, d’en arriver là. Essaie d’enl’ver la crasse, kyu. Hochement de tête à moitié avorté, c’est plus la tronche qui s’écroule comme s’il s’endormait ; pourtant il chope le savon, il s’active avec la même fatigue. C’est l’épuisement de toute une vie qui s’abat sur ses épaules, la chute qui l’approche un peu plus d’un atterrissage des plus violents. Faut qu’il se redresse, qu’il la ralentisse – sinon il va s’écraser, et il peut pas. Il doit pas.

T’peux rester ici, ‘fin t’façon y’a pas trop l’choix. Nouvelle tentative d’acquiescer, il laisse son crâne heurter les murs carrelés de ta douche et prend deux ou trois secondes pour souffler ; pour que la pression de son sang cesse de lui brûler les veines, que les battements effrénés de son myocarde aient la décence de ralentir. Panique effleurée du bout des doigts, il réussit à l’éviter quand son regard te tombe dessus et que la familiarité des traits durcis par la vie heurte le peu de conscience qu’il lui reste. Il s’accroche à ce pan de réel que tu lui offres et retient un rire ou deux, les épaules agitées d’un cocktail d’insouciance de d’inquiétude meurtrière. J’vais voir c’que j’ai, toi… évite de t’casser la gueule.

Il prend pas la peine de répondre, se contente de frotter toute la saleté imprégnée jusque dans ses pores – il aimerait bien nettoyer la gangrène qui s’étend dans ses os, se purger de tout le cancer dont ses poumons éreintés se sont imbibés. A la place il se contente d’essuyer quelques traces de cambouis sous ses ongles, de rincer jusqu’à ce que l’eau soit plus noire, et de sortir comme un roi ; l’esprit vaguement défriché, à défaut de l’âme.

Vêtements chourés en toute impunité, le voilà prêt à affronter la triste nuit d’insomnie qui l’attend ; véritable épée de Damoclès érigée à sa gloire esseulée, déterminée à le pourfendre si sa garde venait à faiblir. Jiiiiin, j’ai la dalle. T’as que ça, sérieux ? T’es vraiment le pire pote au monde. Mensonge fleuri sur le bout de sa langue abîmée, dans ses yeux brille cette espèce de reconnaissance inconditionnelle, qu’il exprimera jamais – trop fier pour dire merci, particulièrement à un frère. C’est pas dans votre dynamique, ni même dans ses cordes. Tu veux pas qu’on sorte ? J’veux sortir. Tu peux dormir, au pire. J’men fous, j’peux y aller tout seul. S’égarer dans une de ces supérettes miracles, ouvertes jusqu’à ce que le monde lui-même ne se ferme ; terrifier un pauvre employé condamné à mettre son sommeil de côté, grâce à son faciès déformé. J’y vais. Bonne nuit, loser.
Obstiné, clopinant jusqu’à la porte d’entrée, intimement persuadé qu’il réussira à se démerder.
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alors forcément ça plaît pas au prince qui s'attendait à l'énorme plat dans lequel il pourrait se rouler jusqu'à plus soif. alors forcément ça plaît pas à ce prince déchu qui veut se croire encore assez pété pour s'acheter une dentition en or massif pour éclater des crânes d'oiseaux. jinho il papillonne des cils, jinho il hallucine en l'entendant parler, en le voyant bouger. il réfléchit pas plus, ni une seconde avant qu'il se retrouve dans le couloir à taper à la porte de la cousine pour lui demander l'aumône. il le chope, il le chope par derrière, enroule ses bras pour le ramener contre lui, pousse un lourd soupir, si lourd qu'il pourrait prendre l'allure d'un ours endormi en plein hiver.
- allez ferme ta gueule kyu', sérieux. sans sucre ni miel - pas comme s'il en avait besoin de toute façon, cette tête de con qui dans les nuits totalement déchiré, s'en prend dans le cul à même pas les capter. l'habitude - ou l'oubli du corps, c'est qu'il a jamais su jinho comment il faisait kyuwon pour pas hurler sous les morsures des chiens en manque. sans doute qu'il a jamais souhaité savoir - et que quand il partageait il écoutait pas vraiment. pauvre pote qu'on aurait mieux fait de noyer une fois rencontré - c'est qu'il y était presque arrivé, même si la mare de sang avait plus l'air d'une goutte sur la joue pouponne d'un chiard en pleine crise. factice. tu vas t'poser sinon j'te déglingue j'te jure.
alors la menace s'abat, tellement constante qu'elle fait sans doute plus d'effet. il lui laisse pas le choix, le balance contre le canapé pour qu'au moins le fracas l'assomme quelques secondes, et qu'il en retrouve plus la force pour se redresser sur ses deux jambes brisées - un piaf cramé qui croit pouvoir encore voler. c'est qu'il l'applaudirait presque s'il en avait le temps. alors il se remet à fouiller jinho, sort les biscuits, des snacks perdus au fond des placards. il les fout à côté - les laisse tomber mollement à côté de l'autre crève-la-faim. il le rejoint, pousse un soupir, le dos de la main qui termine sur son front.
- t'voulais causer, alors cause au lieu d'te la jouer wonder woman, t'es casse-burnes quand t'es dans c't'état.
au bout du monde.
- et si t'essaies encore d'te faire la malle, mais j't'arrache les mollets, ou les g'noux ou c'que tu veux. interdiction d'bouger. les sourcils se froncent, l'air impassible s'amasse sur sa gueule comme une nuée de mouches sur les yeux vitreux d'un poisson. pigé ? j'vais pas t'faire un dessin.
de toute façon il a jamais été doué avec un crayon.

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