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here weighs the mourning of your lust ((heiran))

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Mer 7 Mar - 17:07
lihei x heran
here weighs the mourning of your lust


« Li … Lihei … » Il y a son poing qui s’éreinte contre la porte, ses ongles s’écorchant contre le bois de celle-ci. Panique dans ses yeux, panique dans sa voix, dans ses veines. Mauvaise nuit. Il était en chute libre. Il chutait, son cœur au cœur des lèvres et une plaie béante à la place de celui-ci. Chute libre. Les sens en feu, de la brume dans ses yeux, et un monde soudainement hostile. Chute libre. Depuis ses danses au Venus où personne n’avait su le rattraper tandis qu’il s’abîmait à danser, à plaire, passant de salon en salon, de client à client. Depuis le Venus où il avait dansé un ballet incertain mais plaisant, jusqu’à ces heures dans les draps sales d’un hôtel, des billets sur la commode et cette sensation plus forte que jamais qu’il n’en valait pas la peine. Qu’il méritait son sort. Il ne méritait pas mieux que de se dégrader dans les bras des autres. Objet de jouissance et de luxure. Objet, simple objet sans volonté propre ni réelle. Il ne méritait pas mieux. La chute était là. Et les cachets n’avaient pas su le relever. Drogues en pilules, rien n’avait pu lui enlever ce mal être qui l’habitait violemment. Et même chez lui Heran n’avait pas su. Retrouver son calme. Retrouver son équilibre. Rompu, étiolé, brisé, le miroir de sa salle de bain avait fini au sol dans une crise, ses tiroirs vidés à la recherche de plus. De quelque chose à injecter dans ses veines, de quelque chose pour calmer cet acide dans son corps qui lui rongeait les sens et l’esprit. Mais rien. L’appartement retourné, les tiroirs vidés, les miroirs brisés. Et toujours rien. Il faisait une crise. Assez lucide pour le savoir, mais pas assez pour combattre tout ça.

Il s’était trainé dans Busanjin. Un manteau de fausse fourrure autour de son corps si peu habillé, à la limite de l’indécence, il s’était trainé. Jusqu’à cet appartement. Jusqu’à cette porte à laquelle il grattait, animal sauvage qu’on avait tenté d’apprivoiser. Et il suppliait contre le bois. À l’orée du jour, il suppliait espérant que Lihei lui ouvre, qu’il l’entende. Qu’il ne le laisse pas seul dans ce cauchemar. Seul avec ses démons, ses craintes. Seul avec son sang qui chauffait sous sa peau, lui donnant envie de se l’arracher. Mais l’étoile d’Heran semblait être de son côté. Sous ses coups, abus, incessant contre le panneau, celui-ci avait fini par s’ouvrir sur la grande silhouette de Lihei. Qui avait encore l’air en proie avec les affres du sommeil, l’aura de Morphée brillant autour de lui. Se laissant tomber dans les bras du plus âgé dans un sanglot de soulagement, il s’accrocha à lui, ses doigts se plantant dans la chair de ses bras, un regard vitreux sur lui. « Lihei … je … » Il n’avait pas sa superbe Heran. Pas de dignité. Mais c’était Lihei. Lihei l’avait vu dans tous ses états. Il l’avait même vu pleurer pour dire, lui qui se refusait à verser une larme devant quelqu’un. Alors qu’importe. Qu’importe s’il avait l’air de sortir d’un bordel avec juste des cuissardes, un shorty et rien en guise de haut. Il était un prostitué après tout. Qu’importe s’il avait l’air mal, son corps tremblant, le besoin d’avoir quelque chose de fort dans les veines pour le relever. Lihei avait vu pire. « Mei … s’il te plait » Le surnom employé tel du miel, cajolerie désespérée, tandis qu’il se hissait sur la pointe des pieds pour apposer ses lèvres contre celles de l’homme comme une prière, un payement contre ce qu’il voulait. Dose d’héroïne dans ses veines pour vivre de nouveau. Ou plutôt survivre. « S’il te plait … »


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Ven 9 Mar - 23:47
lihei x heran
here weighs the mourning of your lust


brûlure insoutenable. tes yeux ne sont plus que feu, boule dans la gorge que tu n’arrives pas à déloger. ton corps tout entier te fait souffrir, même logé entre les bras de mophée. tes prunelles s’accrochent au radio-réveil. presque cinq heures, c’est beaucoup trop tôt, même pour les oiseaux. mais pas pour celui qui s’épanche à ta porte. il n’est jamais trop tôt ou trop tard pour cette belle de la nuit. la temporalité semble lui être une notion inconnue, envolée, éradiquée au rythme des draps changés. tu l’entends s’époumoner. ses ongles grattent le bois, son que tu as appris à aimer et à détester. tu tires ta carcasse hors de ton lit, attrape un short que tu enfiles sommairement. sans t’en rendre compte, tu te retrouves devant la porte.

tu fermes les yeux. ses doigts t’arrachent un frisson, délectable et infecte à la fois. « heran… » soupir mourant sur tes lèvres, manifeste de ton désespoir. combien de fois encore devrais-tu le voir dans cet état? combien de fois viendrait-il te supplier de lui ouvrir pour que tu lui offres un peu de réconfort, pour que tu panses ses plaies, calmes ses maux. « ran… viens là. » la porte se referme derrière sa frêle silhouette et c’est dans tes bras qu’il termine sa course. tes lippes se pressent contre son front, promesse d’un jour meilleur, d’un moment de répit. ton surnom résonne dans tes oreilles, t’arrachant un sourire que tu ne peux camoufler. tu noues tes doigts aux siens, le pressant un moment contre ton torse. chaleur réconfortante le temps d’une étreinte. et tu le relâches, le plantant là, tournant les talons pour le laisser aussi seul qu’à son arrivée.

mais tu reviens. tu reviens toujours. ton index glisse sous son manteau, caressant délicatement sa clavicule, la fausse fourrure tombant lourdement au sol. « enfile ça. » tu ne lui laisses pas le choix. tu ne lui donnes même pas le t-shirt que tu viens de ramener. tu le déplies simplement, le lui enfilant toi-même. heran et toi, c’est difficile à expliquer. tu n’arrives jamais à poser un mot exact sur ce que tu ressens, ce qui te pousse à agir de la sorte en sa présence. c’est plus qu’un ami. mais à quel point. tu lui fais signe de s’asseoir sur le canapé et le quitte une nouvelle fois. lorsque tu réapparais dans le salon, tu as une boîte à chaussure en mains. elle glisse sur les cuisses de l’argenté et tu sais très bien qu’il se mettra rapidement à son aise. « je n’ai rien de plus fort… pas aujourd’hui. » tu murmures ces mots sur le ton de l’excuse, incapable de lui fournir exactement ce qu’il venait chercher. tu avances jusqu’à ce que tes genoux rencontrent le canapé et tu glisses une main contre sa cuisse. « besoin d’autre chose…? »


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Sam 10 Mar - 18:23
lihei x heran
here weighs the mourning of your lust


Ça le brûlait. Ça le consumait. réalité corrosive, il avait l’impression de se détruire de l’intérieur, le manque se faisant acide dans ses veines. Il avait l’impression qu’il n’allait pas survivre Heran. Comme à chaque crise. Comme à chaque fois que le monde se faisait trop dur, trop douloureux pour l’affronter désarmé. Il avait besoin de plus. Plus qu’un peu d’herbe fumée en début de jour dans sa pipe à opium, la gracieuseté d’un tableau pour cacher le malaise. Plus que des cachets pris entre deux danses comme on prendrait des médicaments à heure pile. Plus que tout ça. Plus que ce qui le faisait tenir, le regard flou, le sourire faux. Il avait l’impression qu’il allait s’embraser que son corps allait se ronger de l’intérieur. Alors il suppliait à la porte, il grattait comme un animal plaintif, requêtes désespérés d’avoir Lihei à ses côtés. Il se savait mauvais, ignoble. Il savait bien qu’il était tôt. Trop tôt. Il se savait horrible. À le réveiller, le sortir de sa tranquillité juste pour calmer le feu en lui, l’acide qui lui rongeait les sens. Et malgré cette lucidité dérangeante, il ne cessait de s’acharner contre la porte, sa voix portant les traces de son désespoir. Jusqu’à ce qu’il lui ouvre Lihei, toujours aussi beau même dans les limbes du sommeil, même avec Morphée encore possessif autour de lui. « Heran… » Hoquet silencieux, ses yeux s’étaient posés sur lui, du regret dans ceux-ci, mais tellement de perdition, d’affliction quant à ce manque qui le bouffait de l’intérieur.

« Ran… viens là. » Il se savait ignoble, et pourtant il s’était laissé tombé dans ses bras, le contact le calmant un peu. Ses lèvres contre son front le rassurant juste le temps. Le temps qu’il se fasse parjure de ce qui les liait, l’égoïsme prenant le dessus, ses lèvres contre celles de Lihei, son surnom murmuré dans une tendresse douloureuse, la supplication plus encore. Et l’étreinte qui disparaît. Heran au milieu de l’entrée, le corps tremblant de manque, vibrant d’attente. Lihei revenait toujours. Lui revenait toujours. Lihei ne l’abandonnerait jamais. C’était comme une promesse entre eux. Une promesse de leurs débuts. Il ne l’abandonnerait pas. Et il était de nouveau là, contre lui, sa main glissant contre sa peau trop fiévreuse, lui arrachant un gémissement plaintif tandis que son manteau tombait. Ses gestes n’étaient pas coordonnés. Ses mains se tendant dans le vide à son : « Enfile ça. » et Lihei qui au final lui passait avec une tendresse presque déplacée mais bienvenue un de ses tee-shirts. Un signe vers le canapé, des « pardons » avortés entre ses lèvres, et il se débarrassait dans de nombreuses tentatives ratées de ses cuissardes. Et assis sur le canapé dans un tee-shirt trop grand, il avait des airs fragiles, des airs de poupée brisée dont le mécanisme ne leur permettait plus de bouger ou si peu. Cette idée de déranger forte entre ses entrailles, et pourtant ne pas savoir où aller à part chez lui. Regretter cet après midi, quelques jours avant, où ils avaient tant ri dans son petit studio, l’odeur de la coloration masquée par les senteurs des bougies et des puddings à la fraise. Regretter ce moment où tout allait bien en lui imposant sa décadence accablante.

« Je n’ai rien de plus fort… pas aujourd’hui. » Son regard passait de la boite sur ses genoux, à cet homme un peu trop gentil avec lui. Et dans des gestes maladroits, les doigts tremblants la boite était ouverte, tandis qu’il cherchait à se préparer sa dose. Pas de seringues pour rajouter une nouvelle cicatrice dans le creux de ses coudes, juste de la poudre et des cachets assez fort pour calmer ses veines, pour sonner l’hallali de ses sens. Main sur sa cuisse, frisson, et son regard qui se plantait dans celui de Lihei. « Besoin d’autre chose…? » Sourire de la part d’Heran, une main qui se tendait vers le plus âgé, puis une deuxième. « Toi. » Toujours. L’aveu était quotidien, répétitif. Il s’entichait Heran, se perdait dans l’affection des autres. Dans ce qu’on pouvait lui offrir. Lui. Et timidement, il l’avait entrainé à ses côtés, ses petites mains s’accrochant à ses bras. Juste pour pouvoir se caler contre lui, juste pour sentir sa présence. « J’suis désolé Mei … J’suis tellement … » Désolé. Et le mot n’était pas suffisant, son regard baissé sur les lignes de poudre, sur les cachets. L’impression de plonger. L’impression de l’entrainer avec lui. « C’pas juste …Désolé. » Sa tête sur son épaule, plusieurs cachets entre ses lèvres, juste pour cesser les tremblements de son corps, pour satisfaire ce monstre hurlant qu’était le manque.



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Jeu 29 Mar - 19:09
lihei x heran
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et si le ciel vous tombait sur la tête, où serais-tu? si le monde tirait à sa fin, qui protègerais-tu, lihei. sans aucune hésitation, heran se trouverait sur ta liste, aux côtés de ton frère que tu ne laisserais jamais tomber. pourtant, tu avais souvent du mal à mettre le doigt sur un mot caractérisant cette relation qui vous unissait.

tes gestes sont presque mécaniques, ballet répété maintes et maintes fois. tu as l’habitudes, bien que tu n’aurais pas aimé l’avoir. personne ne veut voir un être aimé dans cette situation. le pire, c’est que toi tu l’encourages à rester dans ce cercle vicieux duquel il n’arrivera peut-être jamais à se sortir. tu lui fournis son stock comme si c’était la chose la plus normale du monde, ne te posant même pas de questions. sous ses airs de poupée de porcelaine prête à se fracasser en milles morceaux, tu sais que se trouve un jeune homme plus fort que tout.

un doux sourire se glisse sur tes lèvres à l’entente de sa réponse à ta question. tu le laisses glisser ses mains sur tes épaules, ces mêmes mains te guidant à ses côtés sur le canapé. cet aveu quotidien, jamais tu ne t’en lasserais. et en même temps, tu étais bien content qu’il te le fasse. tu te disais que tout l’effort que tu mettais en lui ne serait jamais vain. « j’suis désolé mei … j’suis tellement … » légèrement, tu fronces les sourcils, attendant le reste de sa phrase qui semble s’être perdue entre ses lèvres. « c’pas juste …désolé. » léger claquement de langue sur ton palais, signe de réprobation. tes prunelles restent un moment fixées sur les cachets et les lignes de poudre qu’il s’est préparé, un soupir passant finalement tes lèvres. « chut. t’excuses pas. » pardon inutile qui n’avait pas lieu d’être, qui n’avait jamais eu lieu d’être. l’une de tes mains se redresse, ton index glisse sous son menton, que tu relèves légèrement. tes lèvres viennent cueillir les siennes, en profitant, d’un coup de langue, pour lui subtiliser l’un des cachets qu’il avait l’intention d’engloutir.

et tu n’attends pas sa réaction. tu attrapes la boîte à chaussures de sur ses genoux et de redresses, filant silencieusement jusqu’à ta chambre. tu ranges la dite boîte où elle doit se trouver. loin des yeux, mais à ta portée lorsque nécessaire. tu rencontres ton reflet dans la glace, soupirant à la vision de la fatigue tirant sur tes traits. en deux temps trois mouvements, tu te débarrasses de ton jogging, t’emmêlant les pieds et grommelant au passage. tu attrapes ta couette et la tires avec toi jusqu’au salon, où heran se trouve encore, immobile. « tu veux pas dormir avec moi? » tu lances l’invitation sur un ton amusé, même si cette dernière est bien réelle. tu reprends ta place initiale, passant un bras à sa taille pour le tirer sur tes cuisses, passant la couette par-dessus vos deux corps pour vous emmitoufler. et c’est sur ses cuisses que tes mains s’égarent. d’abord sur ses genoux, effleurant son épiderme du bout des doigts. le contact s’affirme un peu mieux, remontant à l’extérieur, tes mains se frayant un chemin jusqu’à l’intérieur de ses cuisses, les empoignant avec douceur. ton menton se pose contre son épaule et tu fermes les yeux, profitant un long moment de cette étreinte. « tu veux me parler de ta journée…? » tu murmures au creux de son oreille, un ton bien plus sérieux qu’à l’habitude. tu sais que quelque chose cloche pour qu’il soit dans cet état. et s’il préfère rester muet, tu respecterais sa décision.

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Sam 31 Mar - 12:59
lihei x heran
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Lihei. Le nom comme une douceur, la présence à ses côtés comme une évidence. Lihei c’était un des piliers de sa vie. Ce grand bout d’homme, c’était celui qui le relevait toujours. Celui qui répondait ses messages à n’importe quelle heure de la journée. Celui qui ne l’avait jamais jugé, qui ne le jugerait jamais. Lihei comme une vérité. Lihei dont il avait martelé le nom contre sa porte, à coups de poings, à coups de griffes jusqu’à se retrouver dans ses bras, jusqu’à se retrouver dans son étreinte. Jusqu’à l’avoir à ses côtés. Lihei qui lui cédait tout. De ses caprices à ses envies, il mettant d’effort à accrocher un sourire sur le visage d’Heran. Et de son côté, ô sombre Heran, il se sentait tellement coupable. Coupable de lui imposer sa présence. De lui imposer son mal. De lui imposer ses vices. Son désespoir. De s’imposer tout simplement. Mais égoïste, lorsqu’il lui demandait de quoi il avait besoin en plus de ces substances sur ses genoux, de ces cachets qu’il avait choisis délicatement dans une habitude un peu trop triste, c’était lui qu’il répondait. Il s’était attaché Heran. Attaché à tel point qu’il avait besoin de Lihei pour fonctionner dans sa vie. Et même accroché à lui, même alors que tout aurait du aller, il s’excusait. Il s’excusait dans des sanglots menaçant de le submerger. Il s’excusait ses yeux trop troubles et trop lucides baissés sur les lignes de poudre blanches qu’il avait pris rapidement. Il s’excusait alors qu’il avait posé sa tête contre son épaule, des cachets entre ses lèvres attendant d’être avalé, une fois la cocaïne maitresse de ses sens. Il s’excusait parce qu’il n’avait que ça à offrir à Lihei et il se sentait si mal.

« Chut. T’excuses pas. » Il y en a d’autres des regrets, justifications, défenses chagrines, perdus entre ses lèvres, tandis que son regard s’égarait un instant sur Lihei avant que ses paupières ne se ferment et qu’il se laisse aller à l’étreinte. Lèvres contre les siennes, la main, réconfort de présence, de l’homme tenant son visage, et une langue contre la sienne, un instant, juste un instant. La drogue est partagée, un cachet échappé à Lihei, et il savoure de son côté ceux qu’il avale enfin. Il savoure son sang qui se met en sourdine, son cœur qui se calme, la souillure dans ses veines, la flétrissure de son être. Il savoure le calme qui l’empare, les yeux toujours fermés, sans s’étonner du froid autour de lui, du manque de présence de Lihei. Il savoure presque égoïstement ce plaisir coupable de sentir son être à sa satiété. Jouissance de ses sens enfin comblés. « Tu veux pas dormir avec moi? » Regard vaporeux sur son garde-fou, il avait un sourire léger aux lèvres, tandis qu’il se laissait manipuler contre le plus âgé, un bras autour de sa taille jusqu’à ce qu’il finisse sur lui. Et Heran semblait si petit contre Lihei, son corps se recroquevillant naturellement un peu plus sous le couvert de la couette ramenée sur eux. La tête dans le creux de son épaule, ses yeux fermés, il se laissait aller aux caresses. D’abord incertaines, jusqu’à ce qu’il hume de plaisir au toucher. Jusqu’à ce que les mains sur ses genoux passent sur le haut de ses mains et finissent à l’intérieur de ses cuisses, où elles restèrent, délicates mais sûres. Heran était plus sage. Ses mains à lui s’étaient juste perdues contre le torse de Lihei, posées là tandis qu’il s’installait un peu mieux contre lui, presque joue à joue.

« Tu veux me parler de ta journée…? » Flashbacks de la soirée. Ses danses hésitantes. Les clients satisfaits mais des remarques de plus haut. Des remarques, de la déception et des promesses de faire mieux. Flashbacks de la veille, son père venu jusqu’à Busan lui demander de l’argent, le tirailler un peu plus, éreinter son cœur meurtri et lui laisser des hématomes quand il lui assurait n’avoir rien de plus. Flashbacks plus récents. Sa matinée. La violence de certains, la déchirure de son être. Et ses petites mains qui se serraient un peu plus contre la peau de Lihei. « C’était … plus difficile … que d’habitude. » Son monde mis à mal. Et sa voix pas plus haute qu’un murmure un peu tremblante. « J’ai … déçu beaucoup de monde … aujourd’hui … Plus que d’habitude. » Mauvaise image de lui, et son corps qui se recroquevillait un peu plus, ses yeux fermés fortement. Un peu trop. Pour retenir les larmes traitresses. « On m’a … juste rappelé … ma place. C’pas grave. » Si. Mais parfois s’égosiller contre le monde c’était difficile. Trop douloureux.

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